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Présidentielle 2020 : la victoire de l’opposition est possible !

La victoire de l’opposition est possible à condition de taire ce qui divise en son sein, se focaliser sur ce qui unit, se mobiliser massivement pour voter et se donner les moyens de sécuriser ses votes.

Le FNDC est une organisation respectable. Elle mérite la considération et le respect de tout guinéen libre dans sa tête, animé de sentiment patriotique et imbu du sens de l’honneur et de la dignité.

Le mouvement, sorti de nulle part en 2019, s’est spontanément constitué pour répondre à l’appel du devoir de défense de la nation face à la menace de braquage éhonté dont sa Constitution fait l’objet par un clan mafieux.

Des jeunes et moins jeunes de façon désintéressée, se sont engagés dans un combat de David contre Goliath pour éviter à la Guinée, la souillure de sa norme juridique suprême.

Depuis, ont été enregistrés des morts par dizaines dont certains gisent sans sépultures dignes dans des fosses communes, des blessés par centaines dont des handicapés à vie, des violations graves des droits humains, privations de liberté et disparitions forcées.

Nonobstant les dures conditions d’un combat inégal, mains nues contre balles réelles, le FNDC est resté droit dans ses bottes, ferme, déterminé et cohérent sur ses principes. Il faut saluer les résultats très brillants auxquels il est parvenu en termes de décrédibilisation du double scrutin du 22 mars, aux plans tant national qu’international. Ce qui lui vaut aujourd’hui une aura considérable. En cela, on peut comprendre parfaitement l’organisation dans sa posture de rejet de la présidentielle du 18 octobre. On ne peut consciencieusement pas la blâmer pour cela. On peut par contre l’inviter à davantage de concession et de coopération.

Parmi les candidats déclarés à la Présidentielle, tous ne sont pas des faire-valoir, à la recherche de strapontins pour s’aménager une petite place au soleil au cas où. De toute évidence on y compte des femmes et des hommes de trempe sur lesquels on peut fonder de l’espoir.

Oui ! Participer à une élection dont ni le fichier, ni l’organe de gestion ni l’organe judiciaire ne rassurent, présente de gros risques. Cependant, le macrocosme politique international et le microcosme social national ne sont plus ceux des années antérieures. Compte doit-être tenu de ce nouvel environnement sociopolitique. Et miser là-dessus n’est pas de la naïveté.

D’autre part, la volonté d’alternance observée chez certains candidats n’est pas antinomique du principe fondateur de défense la Constitution ; tant il est vrai que la victoire de l’un(e) ou de l’autre d’entre eux, rimerait automatiquement avec la réhabilitation de la Constitution de 2010. Certains ont d’ailleurs clairement exprimé cette intention. Dès lors, les dissensions d’ordre sémantique de la notion de cohérence doivent être tues au profit de l’essentiel qui est l’alternance.

Les marques du double scrutin de mars 20 sont encore vivaces dans notre mémoire collective. A l’époque, de l’énergie a été débauchée. Des efforts considérables ont été déployés pour empêcher la consultation. Mais en vain elle s’est tenue avec les résultats et les conséquences qui sont aujourd’hui connus de tous.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Cette fois-ci encore, l’adversaire sans foi ni loi est obstiné à réaliser le même type de forcing. Et il le réalisera si on le laisse faire.

Bien sûr, l’idéal aurait été d’empêcher la tenue de la Présidentielle, ou de la reporter le temps de réunir les conditions minimales d’un scrutin transparent. Mais rien n’y peut, le pouvoir et ses thuriféraires sont déterminés à aliéner la souveraineté du peuple.

A tous ceux qui sont véritablement opposés à cette démarche, il ne reste plus qu’à réaliser l’union sacrée, à se mobiliser pour voter massivement et surtout à sécuriser les votes. La victoire est possible.

Dieu est imploré pour le soutien à la vérité et au droit. Ameen !

Sény Facinet SYLLA
Ex. Secrétaire Général Adjoint
des Affaires Religieuses

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4 comments

  1. Une bonne analyse comme d’habitude Mr Facinet Sylla.

    L’union du petit peuple de Guinée peut faire la différence lors de cette élection présidentielle en 2020.Afin,de favoriser l’alternance démocratique en Guinée.Surtout,lutter par les URNES ÉLECTORALES et avoir la copie de P.V. par bureau de vote avant la compilation finale par la céni inféodée à Alpha Condé et la Cour Constitutionnelle entre autres institutions en Guinée.Ceci n’exclut pas la lutte que mène le FNDC et cela va de paire jusqu’à la victoire finale contre Alpha Condé et son petit clan gouvernemental rpg/aec.

    • Sauf qu’il ny a pas une grande possibilité d’avoir les PV de tous les bureaux de vote d’autant plus que dans certaines parties de la Guinée notamment en haute Guinée, les délégués de lopposition sont empêchés d’entrer dans les bureaux de vote et les gouverneurs, préfets, sous-préfets et consorts gardent les urnes chez eux et font un bourrage d’urne massif avant de les deposer à la centralisation

      • Telly:raison pour laquelle la Communauté internationale doit absolument intervenir dans le seul but de SÉCURISER les résultats des URNES par bureau de votes durant tout le processus électoral.Et,jusqu’à la diffusion du résultat final par la céni et la Cour Constitutionnelle en Guinée.
        Enfin,ça doit absolument être une exigence ferme sur l’implication de la cédéao entre autres institutions internationales pour cette élection présidentielle en Guinée en 2020.
        Avec cette stratégie électorale,Alpha Condé est battu dès le 1er tour de cette élection présidentielle.

  2. Cet homme donne espoir de croire qu’il y’a encore des hommes religieux capables de dire la vérité et de prendre leur responsabilité dans ce pays. Contrairement à nos nombreux Cheikh et Aloulamah qui pour préserver leur petits intérêts obtenus dans les mains du pouvoir du moment s’offusquent à nous larguer « nous sommes religieux, on parle pas politique » ou quand leur donneur sont acculés nous sortent des  » nous voulons la paix » comme si c’est les victimes qui faisaient la guerre aux bourreaux. Le moment venu chacun répondra de ses actes et on ne vous pardonnera jamais d’avoir pris la mauvaise partie dans ce combat qui concerne l’avenir de la Guinée.

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