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Après 11 ans, les victimes du massacre du 28 septembre ne peuvent plus attendre

Face à l’inaction politique des autorités guinéennes dans l’affaire du massacre du 28 septembre 2009 jusqu’à présent, nos organisations dénoncent des manœuvres dilatoires du gouvernement guinéen et demandent qu’un procès soit ouvert avant fin 2020.

Aujourd’hui, la FIDH, l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (AVIPA) et l’Organisation guinéenne pour la défense des droits de l’Homme lancent une campagne pour exhorter les autorités guinéennes à rendre justice aux victimes et à leurs familles, 11 ans après le massacre.

Alors que l’instruction est clôturée depuis fin 2017, et que le gouvernement guinéen a promis à plusieurs reprises que le procès des responsables du massacre du 28 septembre 2009 serait organisé dans les plus brefs délais et s’ouvrirait au plus tard en juin 2020, nos organisations constatent un clair manque de volonté politique.

Depuis plusieurs années, des partenaires internationaux ont travaillé avec les autorités afin de réunir les conditions nécessaires à la bonne tenue d’un procès. Hélas, malgré ce dispositif qui prévoit une formation des magistrats, la mise en place d’un plan de sécurité et un fonds pour la construction d’un nouveau bâtiment pour la Cour, l’affaire reste sans suite.

« Les victimes et leurs familles ont besoin de savoir que la communauté internationale les soutient et que malgré les promesses non tenues par le gouvernement, elles pourront voir justice se faire », estime Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA.

En amont des élections présidentielles prévues pour le 18 octobre, les enjeux sont élevés pour les victimes et leurs familles, et certains font l’objet de harcèlement et même de menaces. Depuis 2009, plusieurs victimes sont décédées sans que justice leur soit rendue. Pour les familles de ces victimes, il est essentiel que le procès soit organisé, que des réparations leur soient octroyées et que les auteurs répondent de leurs actes.

Sans actes concrets pour qu’un procès s’ouvre d’ici la fin de l’année 2020, le Bureau de la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), qui mène une analyse préliminaire de la situation en Guinée depuis 2009, doit prendre les mesures nécessaires et ouvrir une enquête, en application du principe de complémentarité. Lire sur la suite

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