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Le siège de l’UFDG et son QG bloqués depuis trois mois par le pouvoir d’Alpha Condé

LUnion des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a saisi le tribunal de première instance de Dixinn pour réclamer la levée du blocus imposé à son siège de la Minière et à ses bureaux à Hamdallaye-CBG depuis trois mois.

Face à l’agent judiciaire de l’Etat, le parti de Cellou Dalein Diallo, représenté par les avocats Salifou Béavogui et Alsény Aissata Diallo, a fait valoir ses arguments devant le tribunal. L’affaire a été renvoyée au mercredi 3 février prochain.

A sa sortie de la salle d’audience, Maitre Salifou Béavogui a fait le compte-rendu à la presse. VisionGuinee vous propose des extraits de son intervention.

« L’audience s’est très bien passée et l’affaire a été mise en délibéré décision être rendue le mercredi 3 février 2021. Depuis le 20 octobre 2020, les bureaux et le siège de l’UFDG ont été sans titre ni droit hermétiquement barricadés par la présence massive des forces de l’ordre composées de gendarmes et des policiers empêchant tout accès des militants et sympathisants aux lieus. 

Du temps du Général Lansana Conté jusqu’à nos jours, il y a une loi qui réglemente les activités des formations politiques qu’on appelle la charte des partis politiques. L’article 1er de cette charte stipule que les partis politiques sont des associations à but politique qui sont régis par les dispositions de la constitution. Les partis ont pour objet de regrouper des citoyens autour d’un programme, de concourir à l’expression du suffrage universel, d’organiser des manifestations autorités. Lorsque des activités d’un parti politique dégénère en troubles à l’ordre public, le maire ou le préfet compétent peut faire cesser ladite activité. Cette mesure doit être écrite et notifiée au parti politique dont les activités seraient de nature à troubler à l’ordre public. Mais dans le cas d’espèce, le siège et les bureaux de l’UFDG ont reçu simplement la visite d’hommes en uniforme. 

Aucune notification administrative ou judiciaire n’a été adressée à l’UFDG et cela depuis le 20 octobre. Aujourd’hui, c’est le 20 janvier, trois mois jour pour jour que les lieux sont barricadés. C’est de l’injustice pure et dure. Cela n’était jamais arrivé. Quand la force s’impose, la justice disparait. Si c’était une décision prise en bonne et due forme qui avait été signifiée à l’UFDG, la loi indique la Cour suprême comme juridiction de recours. C’est par la force que les lieux ont été occupés.

Nous avons plaidé, la partie adverse n’ayant pas d’arguments, avec une fuite en avant, a simplement dit que la contestation est sérieuse et que le juge doit se déclarer incompétent au profit de la juridiction de droit commun.

Nos adversaires composés du ministère de la Sécurité, de la Défense et de l’Administration du territoire qui sont représentés par l’agent judiciaire de l’État, n’avaient aucun argument si ce n’est qu’un fuite en avant en improvisant des arguments pour dire que c’est pour des raisons de sécurité alors que cette raison aurait dû être écrite et adressée à l’UFDG depuis trois mois en arrière ».

Par Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info

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