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Les victimes du camp Boiro commémorent les pendaisons du 25 janvier 1971

Il y a 50 ans jour pour jour que le régime de Sékou Touré pendait des dizaines de guinéens sur le point 8 novembre de Conakry et à l’intérieur du pays. Parmi les pendus figuraient Barry Ibrahim dit Barry 3, ministre du Plan et du Plan triennal, Baldé Ousmane, ministre des Finances, Moriba Magassouba, ministre de l’Education et Keïta Kara Soufiane.

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Rescapés du camp Boiro, familles et proches de victimes, tous de rouge vêtus, se sont donné rendez-vous lundi sur le pont du 8 octobre pour organiser une cérémonie en souvenir des douloureux évènements du 25 janvier 1971.

‘’Les graves purges perpétrées par le régime du PDG et son leader Sékou Touré laissent encore des milliers de familles en deuil, en larmes et dans la souffrance’’, a déclaré Abdoulaye Conté, le secrétaire exécutif de l’Association des victimes du camp Boiro (AVCB).

Il rappelle que des ‘’tueries massives et inhumaines suite à des condamnations extrajudiciaires et dans l’irrespect total des lois de notre pays qui ont commencé en 1959, s’exacerbèrent en 1971 jusqu’en 1983’’.

 ‘’Comment peut-on arriver à haïr ses élites, les premières personnes ressources d’un pays nouvellement libéré de la colonisation ? Qu’est-ce qui peut justifier ces éliminations physiques et la réduction des familles à l’état de pauvreté ?’’, se demande-t-il, assurant que qu’après 50 ans, ‘’nous n’avons toujours pas de réponse à ces questions’’.

“Aujourd’hui, nous victimes, enfants de victimes de toutes ces répressions, appelons les autorités à se pencher sur cette page douloureuse de notre histoire”, poursuit-il.

Il indique à l’Etat qu’il est ‘’temps de mettre fin à l’omerta savamment entretenue. Il est temps que la justice et la vérité réconcilient les guinéens avec leur passé. Ce passé ne saurait être travestie par le mensonge entretenu par le PDG et son leader Sékou Touré. Si la France a abandonné la Guinée à son sort, s’il elle a entretenu et cautionné certaines tentatives de déstabilisation de la Guinée, elle ne peut être responsable des graves purges perpétrées par Sékou Touré dans son pays, décapitant de milliers de familles qui resteront sans leurs pères’’.

Après le pont 8 novembre, les protestataires ont pris la direction du domicile de Diallo Telly où il est prévu d’organiser un sacrifice en la mémoire de toutes les victimes du camp Boiro.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info 

00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

 

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