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Immixtion des coordinations régionales dans la politique : ‘’En partie, c’est la faute du président Alpha Condé’’, selon Damaro Camara

Le président de l’Assemblée nationale a rencontré mardi les coordinations régionales. Au cours de l’audience qui s’est déroulée au siège de son institution, l’honorable Amadou Damaro Camara est revenu sur les raisons qui ont poussé les députés à adopter une résolution pour réglementer le fonctionnement de ces organisations sociales.

Le chef du pouvoir législatif a mis l’occasion à profit pour dénoncer l’immixtion des coordinations régionales dans les affaires politiques. Verbatim in extenso.

« Je suis parti m’expliquer devant le chef de l’Etat. Avant aujourd’hui, je lui faisais des reproches. Je lui ai dit qu’en partie, c’est la faute du président Alpha Condé. Quand il va dans une préfecture, il y a une catégorie des citoyens qui ne viennent pas à la réception à savoir les sages. C’est lui qui se déplace pour aller les saluer, il se fait accompagner par des préfets et ministres. Souvent, il réprimande ces derniers devant la notabilité. Et après lui, ils n’ont absolument aucune autorité.

Vous jouez un rôle extrêmement important pour la cohésion nationale, l’unité nationale. Et nous voulons que cela soit votre rôle. Quand vous prenez la Haute Guinée, il y a une coordination mandingue depuis une trentaine d’années. Mais dans cette coordination, il y celle de Konia, de Woulada (…). Finalement, les communautés se morcellent en sous-groupes qui prennent une telle importance pour s’impliquer dans la politique. J’ai reçu quelqu’un qui est venu me dire qu’il y a plus de ministres de Woulada. Et il m’a dit qu’il y avait un Touré qu’on a remplacé par un Kaba même s’ils sont tous de Kankan (…).

On a besoin d’encadrer vos activités. On a besoin que vous nous donniez des idées. Nous, nous ne voulons pas une organisation basée sur la langue. On ne peut pas faire face à toutes les organisations. Il y a tellement de sous-groupes que personne ne peut s’en sortir (…). A l’Assemblée nationale et au gouvernement, personne n’est contre les coordinations régionales. Nous voulons les encadrer.

Malheureusement, il y a des coordinations de la mouvance et d’autres de l’opposition. Pourtant, ce n’est pas ce que nous cherchons. Les coordinations commencent à faire la politique. Depuis l’élection, il n’y a pas une sous-préfecture, un sous-groupe pour dire ‘il faut que nous soyons au gouvernement’. Or, la formation du gouvernement revient exclusivement au président de la République ».

Par Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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