Accueil » Libre opinion » La pandémie de Covid-19 a contribué à bouleverser les relations géopolitiques : quelles leçons l’Afrique peut-elle en tirer ?

La pandémie de Covid-19 a contribué à bouleverser les relations géopolitiques : quelles leçons l’Afrique peut-elle en tirer ?

La pandémie de Covid-19 a conduit à des confinements généralisés, mais surtout au repli sur soi et à la fermeture des frontières.

Au plus fort de la pandémie, la plupart des Etats ont fermé leurs frontières avec leurs voisins, les USA furent l’un des premiers à fermer leurs frontières aux Européens alors même que les Etats Unis en plus d’être des partenaires économiques multiséculaires partagent des pans d’histoire communes, liés par le traité transatlantique et de multiples accords.

Cette soudaine rupture d’échange entre grandes puissances pour se protéger de la Covid témoigne d’une certaine fragilité des relations entre États, et surtout d’un certain repli individualiste que des auteurs, comme Max Webber, avaient prédit pour nos sociétés modernes.

La volonté de limiter la propagation du virus dans les pays et les territoires a primé sur les intérêts économiques, humains et surtout la nécessité d’avoir des politiques ‘’mondiale’’ de lutte pour trouver des solutions face au coronavirus.

Aujourd’hui, il y a certes des réponses régionales à l’image de ce que fait l’Union européenne, mais plus globalement la réponse contre la Covid-19 s’est faite généralement de manière individuelle à chaque État et à témoigner d’une relativité des relations diplomatiques et des partenariats notamment en occident.

En Afrique aussi, les réponses n’ont pas été collectives en dehors de certains pays comme le Maroc qui ont fait preuve de geste de solidarité à l’égard de pays amis.

Ainsi, on peut tirer différentes conclusions face à ses stratégies de lutte. Tout d’abord, que la logique d’état nation s’impose et la logique de se protéger transcende les idées régionalistes et ce, quelles que soient les valeurs qui gravitent autour de ces unions.

La seconde chose est de se dire qu’il faudrait essayer de penser la terre de manière différente, de voir la planète comme un bloc plus unis, et non des régions et de langues plus homogènes au vu de leurs origines.

Plus encore, il faudrait multiplier les partenariats et pousser les grandes nations à comprendre que les inégalités et les déséquilibres ne participent pas à un monde de paix, que l’humanité est *fragile* dans plusieurs dimensions. Pour surmonter ces fragilités, il faudrait une solidarité plus internationale.

Enfin, l’Afrique doit tirer de ces stratégies de lutte disséminées que l’occident n’est pas si ‘’unies’’ et ‘’impériales’’ qu’elle en a l’air, il faudrait aussi trouver parfois des solutions africaines aux problèmes tout en invitant l’occident à équilibrer ses partenariats, car l’Afrique aussi dispose de valeurs, que les États, aussi distants soient-ils, peuvent cultiver de vrais partenariats décentralisés.

Alseny THIAM

Abonnez-vous à la newsletter de VisionGuinee pour suivre l'actualité sur la politique, société, économie, sport etc. en Guinée

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Suivez nous sur les Réseaux sociaux !

Cliquez sur les boutons ci-dessous pour suivre les dernières actualités de VisionGuinee.info