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Les avocats d’Ousmane Gaoual et Cie posent des conditions à l’Etat : ‘’il faut nous montrer l’usine qui servait à fabriquer des armes’’

Les avocats d’Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé et autres opposants au troisième mandat qui croupissent en prison, ont décidé de se retirer des procédures en cours. Au micro de VisionGuinee, Me Thierno Souleymane Barry évoque des conditions à leur retour.

‘’Les conditions dont très simples. Nous réclamons l’application correcte de la loi pour que les droits de nos clients soient respectés’’, indique l’avocat. Il renseigne que ‘’l’article 202 du code de procédure pénale stipule qu’à chaque fois qu’un juge doit auditionner un prévenu, il doit au préalable informer son avocat au plus tard 24h avant. Il doit aussi mettre à la disposition de l’avocat les dossiers s’il se trouve à Conakry’’.

‘’Comment aider nos clients si n’avons pas accès à leurs dossiers ou si on ne nous informe du délai afin de nous permettre de nous concerter avec nos clients pour leur donner des conseils appropriés ?’’, s’interroge Maitre Barry.

Il évoque des violations à répétition du code de procédure pénale. ‘’Tout ce que nous demandons, ce que la loi soit respectée. Mais s’il n’y a pas une volonté de faire appliquer la loi, ils veulent coute que coute envoyer les gens devant le tribunal, que nous soyons présent ou pas, il n’y a aucune différence. Pour les mineurs, on a vu comment les procédures sont déroulées. Ils ont fait fi des dispositions légales. En tant qu’avocats, nous ne pouvons pas cautionner cela’’, affirme notre interlocuteur.

‘’Une procédure judiciaire suppose des éléments de preuve. Si une personne est accusée de fabrication d’armes, de détention de munitions, il faut nous montrer l’usine qui servait à fabriquer des armes ainsi que des échantillons de munitions’’, réclame-t-il.

Il estime que ‘’vous ne pouvez pas, de l’enquête préliminaire jusqu’au niveau du juge, faire des accusations alors qu’il n’y a pas un seul élément de preuves, encore moins des témoins’’.

L’avocat assure que lui et ses collègues de la défense se sont vus interdire l’accès en prison pour y rencontrer leurs clients : ‘’On a toutes les difficultés du monde pour entrer en contact avec eux. On nous refuse l’accès à la Maison centrale. Il nous est assez difficile d’avoir des informations sur les conditions de détention de nos clients. Ce qui constitue une autre grave violation de la loi’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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