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Possible hausse du prix du carburant : ‘’l’Etat est en difficulté financière’’, selon Bah Oury

Le président de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG) s’est prononcé samedi sur l’éventuelle hausse du prix des produits pétroliers à la pompe annoncée par les autorités gouvernementales.

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Pour analyser la situation, l’ancien banquier, Bah Oury, note que ‘’nous avons une politique monétaire qui n’a pas changé depuis 1985. A l’époque, 1 franc guinéen était égal à 1 franc CFA’’.

‘’L’inflation qui en a découlé fait qu’aujourd’hui, 1 franc guinéen est égal à au minimum 16 francs guinéens. Par conséquent, la disparité des prix de part et d’autre par rapport à un environnement qui est en zone CFA sauf le Libéria et la Sierra Léone fait que notre économie ne peut pas prospérer si on ne remet pas en cause notre politique monétaire’’, explique-t-il.

M. Bah affirme que ‘’la gestion de la Banque centrale doit être revue de fond en comble parce que c’est un goulot d’étranglement qui fait que l’épargne nationale n’est pas suffisamment valorisée.  Dès que vous mettez votre argent à la banque, il va de soit chaque année, il y a une déperdition. Les gens sont portés à garder des devises. Ce qui fait que la monnaie nationale ne peut pas avoir de la valeur’’.

‘’Les finances publiques ne sont pas organisées pour assurer une collecte suffisante de ressources intérieures parce que seuls quelques rares entreprises paient les impôts. Dans le contexte de difficultés économiques, celles-ci sont sous pression fiscale avec des taux et qui les mettent pratiquement à terre’’, analyse-t-il.

‘’Le pétrole étant une denrée incontournable, vous ouvrez les robinets, les quantités de litres qui rentrent, vous calculez immédiatement ce qui rentrent pour les finances publiques. Une grosse partie du prix du litre de carburant, ce n’est pas pour payer le carburant lui-même. C’est une part qui revient à l’Etat à travers les taxes sur les produits pétroliers et autres. Donc l’Etat se nourrit de cela. Aujourd’hui, il est en difficultés financières. Il faut qu’il augmente là où il a ses ressources’’, précise-t-il.

Le leader de l’UDRG assure que le gouvernement a besoin de ressources financière. ‘’C’est comme ça qu’on a vécu depuis pratiquement très longtemps et chaque fois, c’est la même chose. En 2006 et 2007, c’était la même situation. En 2017 et 2018 aussi. Et ça continue’’.

‘’Aujourd’hui, les gouvernants vont chercher à avoir des finances avec des pressions, des contrats de performance par-ci par-là où les activités sont réduites. La douane va presser de son côté. Les entreprises qui produisent seront pressées pour qu’il y ait plus d’impôts alors que les activités nationales et internationales sont au ralenti et nous ne nous donnons pas les moyens de nous dire qu’il faut changer de méthode et d’organisation’’, conclut-il.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info 

00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

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