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Au ‘’moins 16 personnes tuées par balles’’ par les forces de l’ordre : le gouvernement demande à Amnesty d’apporter les preuves

Dans son rapport publié en décembre, Amnesty International a indiqué que ‘’depuis l’élection présidentielle du 18 octobre en Guinée, les forces de l’ordre ont fait un usage excessif de la force tuant par balle plus d’une dizaine de personnes et arrêtant des centaines d’autres lors de manifestations ou d’opérations de police dans des quartiers perçus comme favorables à l’opposition’’.

Citant l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition), l’organisation de défense des droits humains rapporte que ‘’46 personnes ont été tuées par les forces de de défense et de sécurité entre le 19 octobre et le 3 novembre’’.

Selon un décompte effectué par Amnesty International, ‘’au moins 16 personnes ont été tuées par balle entre le 18 et le 24 octobre. Entre le 19 et le 28 octobre, une seule clinique de la capitale a reçu 37 blessés, dont 15 par arme à feu et neuf par arme blanche’’.

‘’Nous avons vraiment la volonté d’améliorer la gouvernance en Guinée. C’est dommage quand la Guinée se fasse épingler, mais c’est encore plus dommage quand c’est sur des bases qui sont biaisées, qui sont faussées parce que tout simplement les rapports ne traduisent pas la réalité’’, dénonce le ministre de la Sécurité et de la protection civile, amené à commenter le contenu du rapport.

Selon le ministre Damantang Camara, ‘’la plupart des rapports sur les droits de l’homme sont rédigés par des ONG qui ne jouent pas le jeu de transparence, de l’objectivité et l’impartialité. Ça ne nous permet pas d’être efficaces. On aimerait pouvoir travailler avec ces ONG pour obtenir des résultats, mais à condition qu’on travaille ensemble sur des bases saines. C’est vrai que tout n’est pas rose en matière de droits de l’homme en Guinée. On est bien placés pour le savoir’’.

Malheureusement, insiste-t-il encore, ‘’la plupart des représentants de ces ONG internationales ici sont affiliés à des partis politiques qui ne permettent pas d’avoir une vision claire et objective de la situation en Guinée (…). Cela nous conforte dans notre doute sur la manière de travailler de ces organisations. Leurs rapports contiennent pleines d’irrégularités, de fausses informations et d’informations contradictoires’’.

Il annonce que le gouvernement a demandé des comptes à Amnesty International pour faire la lumière sur des allégations faites par cette organisation dans un rapport publié après le scrutin du 18 octobre.

‘’On dit que 16 personnes ont été tuées par les forces de sécurité alors qu’elles protestaient contre les résultats du scrutin. Le ministre de la Justice vient de leur demander de nous donner la liste des personnes avec des preuves pour qu’on initier des poursuites. Parce que nous, on n’a pas eu la chance d’identifier ces personnes’’, assure-t-il au micro de Mirador.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info

00224 662 78 58 57/salimbalde91@gmail.com

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