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Aboubacar Camara, président de l’URTELGUI : ‘’la presse guinéenne ne se porte pas bien’’

Présent lundi à la Maison commune des journalistes à Kipé, le président par intérim de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI) a déclaré que la Guinée a encore du chemin à faire en matière de liberté de la presse. 

Le 3 mars de chaque année marque la Journée mondiale de la liberté de la presse. Pour l’édition 2021, elle est célébrée sous le thème : « L’information comme bien public ».

Aboubacar Camara reconnait que ‘’la pression guinéenne ne se porte pas bien’’ rappelant que ‘’nous avons eu, à travers le CNT, trois grandes lois qui devraient dans les conditions normales permettre de propulser la Guinée au-devant de la scène en ce qui concerne le respect de la liberté de la presse dans notre pays’’. 

‘’Nous avons la loi L002 qui dépénalise partiellement les délits de presse, celle L003 qui est passée à la L010 ainsi que la loi L037 relative à l’accès à l’information publique. Tout cet arsenal juridique devrait permettre à la Guinée de se propulser au-devant de la scène’’, ajoute-t-il. 

Il fait remarquer que dans ‘’le classement 2021 de Reporters sans frontières (RSF), la Guinée a gagné un seul point. Elle continue à trainer les pas’’, avant d’indiquer qu’avec ‘’le respect de ces lois, si certains magistrats ne venaient pas pour marcher sur ces lois, la Guinée allait être très bien placée’’.

Le président de l’Association guinéenne de la presse en ligne (AGUIPEL), Amadou Tham Camara affirme que la date du 3 mai est une ‘’journée très importante pour la presse guinéenne qui à la croisée des chemins pour que les journalistes puissent assumer de façon responsable leur mission d’informer’’.

Ce patron de presse estime qu’il faut faire des ‘’introspections pour voir ce qui a été bien fait et ce qu’il y a à faire’’.

Il déplore la célébration de la Journée mondiale de la liberté de presse au moment où les journalistes Amadou Diouldé Diallo et Ibrahima Sadio Bah croupissent en prison. ‘’Nous demandons humblement aux autorités de les libérer afin qu’ils soient juger sur la base de la L002 de la liberté de la presse”, plaide-t-il. 

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info                                   

00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

 

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