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Ce qu’il faut savoir sur l’accord de coopération militaire et technique conclu entre la Guinée et le Sénégal

L’accord de coopération militaire et technique signé le 19 juin à Accra entre la Guinée et le Sénégal, a été ratifié par l’Assemblée nationale guinéenne lors d’une plénière organisée dimanche à l’hémicycle.

L’accord, selon la commission défense à l’Assemblée nationale, rappelle que a République du Sénégal et la République de Guinée entretiennent depuis l’aube des indépendances, des relations séculaires ayant des communautés partageant la même histoire, la même culture et la même sociologie.

Cependant, lit-on dans le document, les gouvernements des deux pays frères n’ont pas pu développer une coopération en matière de défense contenue dans un cadre de relations bilatérales.

A date, nous apprend-on, la sécurité nationale des Etats, notamment la Guinée et le Sénégal, est fortement menacée par la montée en puissance des phénomènes de terrorismes, l’extrémisme violent et de la criminalité transfrontalière.

C’est pourquoi, selon l’accord, les deux gouvernements ont trouvé que la mise en place d’un cadre coopération militaire et technique constitue une nécessité devant permettre la mutualisation des moyens et la création d’une synergie d’actions contre les menaces et risques liés à la sécurité de nos populations ainsi que de l’intégrité territoriales de nos Etats.

Les efforts conjugués des deux gouvernements, appuyés par la facilitation  des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO en marge du Sommet tenu  à  Accra le 19 juin 2021, a contribué à impulser le début d’une nouvelle dynamique à la diplomatie sécuritaire entre la Guinée et le Sénégal sur les questions essentielles de sécurité nationale et à définir un cadre juridique de coopération en matière militaire et technique.

Cet accord permettra ainsi de refonder le cadre juridique de la coopération guinéo-sénégalaise en matière militaire pour, dit-on, le bonheur, la stabilité et la croissance économique des deux Etats afin de clairement marquer leur engagement dans la durée de la défense de l’intégrité territoriale, des personnes et de leurs biens.

L’accord, soumis aux élus du peuple ce dimanche, est composé de 25 articles. Il concerne entre autres la formation du personnel ; la lutte contre le terrorisme ; la non utilisation du territoire de l’une des parties contre les intérêts de l’autre partie; La lutte contre la criminalité transfrontalière, la sécurité conjointe des frontières entre les deux pays ; la promotion du dialogue dans le règlement des différends frontaliers entre les deux pays.

L’accord prévoit également l’assistance et la participation à la réalisation des infrastructures spécialisées, l’exécution d’exercice conjoints et d’observateurs pour les exercices nationaux ; L’échange de délégations et de la protection des renseignement ; le transit de matériels et d’équipements militaires ; ma rencontre entre les commandants de zones et de légion de gendarmeries frontalières, l’utilisation des espaces terrestres, aériens, maritimes et fluviaux,

Les articles 3, 4, 5, 6 et 7 définissent les obligations de chaque partie dans le cadre de la formation et du recyclage, la non utilisation du territoire de l’une des parties contre les intérêts de l’autre, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la criminalité transfrontalière et la sécurisation des frontières communes.

L’article 8 prévoit un règlement pacifique des différends entre les deux Etats. Tandis que les articles 9 et 10 portent respectivement sur l’assistance technique et le soutien logistique. L’article 11, quant à lui, pose les principes du transit de matériel et des équipements militaires.

Les articles 12, 13, 14, 15, 16 et 17 encadrent les échanges de délégations et d’exercices conjoints, la rencontre entre les commandants de zone et de légion de gendarmerie, l’utilisation des espaces terrestres, aériens, maritimes et fluviaux, l’échange et la protection des renseignements, de la compétence juridictionnelle suite à une interaction pénale et l’établissement de liaison de communication.

Les articles 18, 19, 20, 21, 22 et 23 déterminent les dispositions financières suite aux visites et accueils, à la prise en charge sanitaire des stagiaires, aux cas de décès, à la mise en œuvre et suivi de la présente coopération, à la protection de renseignements, aux mécanismes de règlement des différends.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info

00224 662 78 58 57/salimbalde91@gmail.com

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