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Guinée Games, mais pourquoi se cassent-ils la nénette pour l’avoir ?  

Antonio Souaré, un homme, une vision et un patriote acharné au travail qui a fait du néant, l’une des entreprises les plus dynamiques de la sous-région ouest africaine.

Guinée Games, c’est la matérialisation de la pensée de cet homme sur le terrain ; c’est l’adéquation parfaite du dire et du faire, du verbe vers le concret. Qui eut cru à cette époque, il y a une vingtaine où les chiffres d’affaires tournaient autour 500 milles GNF ? Où les gains des parieurs étaient 10 fois supérieurs au stock disponible ?

Antonio Souaré a eu très tôt le nez creux, en y mettant toute son énergie. Or, il aurait pu comme un coq en pâte, mener une toute autre vie.

Maintenant que Guinée Games dégage une santé financière irréprochable, certains veulent en profiter pour tirer des plans sur la comète. Guinée Games, c’est la vache à traire à tout prix.

Des principes, des règles insidieuses à la mords-moi le nœud sont échafaudés avec pour dessein de se faire la tête d’Antonio Souaré. Bien qu’ayant officiellement transférer la gestion de l’entreprise à un tiers, il n’en demeure pas que c’est sa création, le fruit de son imagination, qu’il ne peut voir décapiter sans sourciller.

Lorsqu’on a assez amassé sur le dos du peuple, on finit par avoir les dents du fond qui baignent, on finit par devenir insatiables. Guinée Games, c’est le nouveau gâteau à se partager. Et pourtant au-delà de toutes les supputations, il s’agit d’une entreprise citoyenne, au centre de toutes les préoccupations du monde culturel, footballistique et juvénile de la Guinée ; Guinée Games donne sans en redemander, Guinée Games soutient sans contrepartie, Guinée Games finance sans condition aucune. Une telle entreprise n’est pas à abattre. Si la Lonagui s’en accapare, hélas c’est la mort programmée de ce fleuron des sociétés Guinéennes.

Pourquoi la Lonagui ne doit pas toucher à Guinée Games ?

Depuis la migration de PMU vers la LONAGUI, c’est une gestion opaque des fonds par la Direction, cas de malversations financières, et l’amateurisme. Tous les superlatifs sont possibles pour qualifier cette gestion peu orthodoxe, selon nos sources.

Mais pour comprendre ce dont nous parlons revenons en arrière plus précisément en aout 2019 date à laquelle l’entreprise a été nationalisée. Autrefois, une structure privée avec pour non PMU WNIYA SARL, l’entité a été reprise par la Lonagui en aout 2019 après 10 ans gestion par un privé.

A l’époque, pour rendre possible cette migration plusieurs promesses avaient été faites par l’actuelle Directrice Générale Dame Aminata Sylla notamment le maintien de tous les avantages dont disposaient les travailleurs avant la nationalisation à savoir : le contrat de travail type CDI certifié par l’APIP, Prise en charge sanitaire du personnel et leur petite famille au moins à hauteur de 60%, la prime de 1% sur le chiffre d’affaire net réalisé du mois, les SIM flottes pour les appels professionnels et les carburants de fonctionnement comme ça existait à Winiya.

A ce jour, depuis la nationalisation de PMU par la Lonagui histoire est de constater qu’en plus de perdre tous ses avantages la moitié des caissiers et caissières dans les différentes agences qui avaient dix (10) ans d’expériences ont été remplacés par des nouveaux qui il faut le rappeler n’ont pratiquement aucune connaissance dans l’exploitation des jeux hippiques à en croire nos sources.

Avec cette attitude qu’on peut qualifier de promesses manquées ou du moins trahison de la part de nouvelle direction sous la houlette de dame Aminata Sylla les travailleurs de PMU/LONAGUI sont aujourd’hui partagés entre amertume et déception. En lieu et place d’un contrat CDI comme promis par les responsables de la Lonagui, les travailleurs sont soumis à une signature de notes d’engagements.

Parlons à présent de la clé de répartition de la manne financière générée par l’exploitation de PMU/LONAGUI. Dans l’ancien temps avant la nationalisation de PMU WINIYA nos enquêtes ont révélé que la clé de répartition se présentait comme suit :

  • Parieurs : 53%
  • Société PMU: 32%
  • Etat trésor public: 10%
  • Activités socioculturelles: 1%
  • Lonagui: 2%
  • PMU France: 2%.

Cependant, depuis la reprise de la société par la Lonagui force est de constater qu’aucune information ne filtre dorénavant sur la nouvelle clé de répartition en terme simple la direction de la Lonagui entretient le flou sur les fonds générés par les jeux. Personne ne sait à date, selon nos sources, à part dame Aminata Sylla à combien s’élève ces fonds et comment ils sont repartis entre le trésor public, les parieurs, la Lonagui mais aussi les prestataires étrangers, car il est important de mentionner que depuis la nationalisation de PMU la gestion du serveur informatique et la plateforme sont assurées par les camerounais et la gestion des terminaux revient aux maliens et à date aucune information ne filtre sur les pourcentages accordés à ces partenaires dans le cadre de la clé de répartition. Une situation qui favorise des malversations financières à grande échelles.

Toujours, selon nos sources, les chefs d’agence qui autrefois avaient accès à la liste des paris effectués pour une question de transparence n’ont plus droit à cela de nos jours. Poursuivant dans le cadre notre enquête il faut rajouter le cas lié à la destination des purgés. On appelle « purgé » dans le jargon des jeux tout gain non réclamé par les parieurs après la course du jour.

Dans l’ancien PMU avant la migration vers la Lonagui, ces purgés étaient collectés par la Direction ensuite remis dans la cagnotte pour les parieurs. Mais à ce jour, depuis la nationalisation personne ne connait la destination de ces purgés. Nos enquêtes nous ont amené à constater qu’il y a un manque de transparence dans l’exploitation de PMU/LONAGUI, un manque de visibilité dans le traitement des paris et la perte des avantages des travailleurs autrefois garanties par leur ancien employeur. Ce qui nous amènent d’ailleurs, à des questionnements légitimes:

Quelle est la nouvelle clé de répartition des recettes de courses PMU version LONAGUI ? La part de l’Etat et des activités socioculturelles sont-elles versées respectivement au trésor public et au Ministère de la culture par la Lonagui si oui à combien s’élève les pourcentages ? La plateforme qui est aujourd’hui gérée par les camerounais sur quelle base elle a été obtenue ? Quel est le taux de CA revenant aux camerounais dans le cadre de l’obtention de la plateforme ? Quel est le prix d’achat de la plateforme ? Quel est le taux de pourcentage sur le CA revenant aux maliens dans le cadre de l’exploitation des terminaux de vente dans les kiosques.

Voilà autant de questions auxquelles la direction de la Lonagui devrait répondre pour espérer convaincre l’opinion publique sur leur capacité à pouvoir reprendre la société Guinée Games qui est deux (2) fois plus complexe que PMU avec un système plus sophistiqué sans oublier les milliers d’emplois générés par la direction de Guinée Games depuis plus de 20 ans. Wait and See.

 Par Henry Camara 

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