Accueil » Société » Tabaski et Covid-19 : les rackets à ciel ouvert remplacent les contrôles sanitaires au niveau des barrages

Tabaski et Covid-19 : les rackets à ciel ouvert remplacent les contrôles sanitaires au niveau des barrages

Alors que les autorités sanitaires, annonçant que notre pays face à plusieurs variants du Covid-19 durcissent les mesures barrières, les fidèles musulmans se ruent vers l’intérieur du pays pour fêter la tabaski. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les mesures édictées sont loin d’être respectées.

Le gouvernement guinéen a annoncé que tout voyageur devant se rendre à l’intérieur du pays doit disposer d’un certificat de test négatif datant de moins 15 jours ou d’un carnet de vaccination. Une décision qui a eu pour conséquence directe la multiplication des barrages de contrôle sur les différents axes routiers.

D’après un constat fait par notre reporter, pas moins de 10 barrages ont été érigés entre Conakry et Labé. Contrôle de papiers et lavage de mains sont effectués par endroits. Il ne faut surtout pas à une prise de température. ‘’Ces derniers jours, on constate beaucoup de barrages sur la toute. Tout ce que les agents font, c’est de contrôler les papiers véhicules et ceux des passagers’’, explique un chauffeur en partance pour Labé.

‘’Pourtant, il y a un communiqué qui dit que tout voyageur doit être muni de son certificat de test négatif ou un carnet de vaccination de Covid-19 ? Et durant tout notre voyage, ils ne nous ont demandé que la carte d’identité’’, explique un autre routier qui précise que les mesures annoncées par les autorités ne sont nullement pas respectées : ‘’Tout ça, c’est pour faire du bruit. A chaque barrage, tu glisses quelques billets de banque et on vous laisse passer, si tu es malin. Sinon, on te retarde pour rien’’.

Embouteillages et maux état la route…

La route nationale continue d’enregistrer de flux des voyageurs en partance pour l’intérieur du pays notamment dans les régions de Mamou, Labé et Kankan. Mais l’état de la route nationale en reconstruction entraine un calvaire qui ne dit pas son nom.

Des trous béants, au beau milieu de la route, entraînent des crevaisons de pneus. ‘’Actuellement, on peut changer jusqu’à trois pneus au cours d’un seul voyage. C’est vraiment un calvaire’’, se lamente un chauffeur, trouvé en panne à quelques kilomètres de Mamou.

Les embouteillages causés par l’indiscipline des chauffeurs constituent l’autre calvaire que doivent vivre les voyageurs. ‘’Beaucoup partent pour la fête de tabaski à l’intérieur du pays. C’est ce qui a aggrave nos difficultés. Sinon d’habitude, c’est seulement l’état de la route qui nous fatigue. Parfois, on roule sans voir bien voir devant nous. Cela entraine des accidents. Nous ne comptons que sur Dieu pour nous protéger’’, tranche un transporteur routier.

Boussouriou Doumba, pour Visionguinee.info

00224 666 905 416/boussouriou.bah@visionguinee.info

Abonnez-vous à la newsletter de VisionGuinee pour suivre l'actualité sur la politique, société, économie, sport etc. en Guinée

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Suivez nous sur les Réseaux sociaux !

Cliquez sur les boutons ci-dessous pour suivre les dernières actualités de VisionGuinee.info