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Aboubacar Soumah exige une augmentation du salaire des enseignants avant le prélèvement des 5%

Le gouvernement guinéen annonce le prélèvement de 5% sur le salaire des fonctionnaires conformément à l’article 63 de la loi L0027 du 7 juin 2019 portant Statut général des agents de l’Etat. Le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) estime qu’il faut revaloriser le salaire du personnel enseignant avant tout prélèvement.

‘’C’est le syndicat qui avait demandé la création de deux institutions à l’image des autres pays. Elles sont alimentées par les cotisations de tous les travailleurs. C’est nous qui avons exigé du gouvernement la création de l’Institut national d’assurance maladie obligatoire (INAMO) et de la Caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat’’, souligne Aboubacar Soumah.

Le secrétaire général du SLECG rappelle ce qui avait poussé le mouvement syndical à s’inspirer de pratiques de d’autres pays avant de pousser du gouvernement à créer ces deux structures. ‘’Nous avons voulu créer les mêmes conditions pour les travailleurs de Guinée. C’est dans ce cadre que nous nous sommes battus pour avoir gain de cause’’, dit-il.

Contrairement à l’intercentrale CNTG et USTG, le syndicaliste Soumah estime que le contexte n’est pas propice pour prélever 5% sur le salaire des fonctionnaires. ‘’Récemment, il y a eu une augmentation du prix du carburant à la pompe. Cette situation a entrainé la hausse du cout du transport et du prix denrées de première nécessité. Aussi, l’accord entre les syndicats des transporteurs et le gouvernement n’a pas abouti. C’est pour cette raison que nous nous sommes dit que dans le contexte actuel, nous ne pouvons pas accepter que les 5% soient prélevés sans aucune mesure d’accompagnement’’, détaille-t-il.

Le syndicaliste, devenu célèbre en paralysant à moult reprises le système éducatif à travers des grèves, rappelle qu’il ‘’y a un accord entre le gouvernement et les syndicats qui dit qu’en cas d’augmentation du prix du carburant, il doit y avoir des mesures d’accompagnement. Malheureusement, ça n’a pas été fait. Donc, nous ne pouvons pas cette hausse sans aucune mesure d’accompagnement’’.

‘’Il faut augmenter conséquemment les salaires. Car les enseignants ne peuvent pas supporter cette situation. Sinon, ça va jouer sur nos revenus. On s’est battus pour obtenir les 8 millions GNF, nous ne les avons pas eus. Maintenant, s’il faut prélever encore un pourcentage sur ce maigre salaire, nous allons vivre dans la précarité’’, coupe court le patron du SLECG.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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