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Rencontre entre le chef de la junte et la presse : la journaliste Diaraye Guirrassy met le pied dans le plat  

La rencontre entre les représentants de la presse et le nouvel homme fort du pays a eu lieu lundi au palais du peuple. Si de nombreuses préoccupations ont été exprimées par les professionnels des médias, Diaraye Guirrassy, ancienne patron du Syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée, est restée sur sa faim.

La journaliste reproche aux patrons ayant pris la parole dans la salle de n’avoir évoqué le cas des reporters sur le terrain.

‘’Il y a des journalistes qui ne sont pas payés. D’autres sont payés, mais ne peuvent pas vivre de leurs salaires. Nous avons des journalistes qui ne sont pas immatriculés à la Caisse nationale de sécurité sociale. Et aujourd’hui, je trouve dommage qu’on se retrouve devant les premiers responsables de ce pays et qu’on manque de parler de cela’’, indique Diaraye Guirassy.

Avant de poursuivre : ‘’Je trouve dommage qu’on ne mette pas à la disposition du CNRD, les vraies préoccupations de la presse, parce que les vrais journalistes, ce sont ceux qui vont sur le terrain mais pas des responsables qui sont dans des bureaux climatisés. Les problèmes des vrais journalistes n’ont pas été mis sur table. Je trouve cela très dommage’’.

‘’Quand on nous appelle, il faut qu’on dise notre part de vérité. C’est comme ça qu’on peut changer la situation. Les associations de presse et même le syndicat qui devrait avoir comme priorité les conditions de travail des journalistes, ne l’ont pas fait. Je ne suis pas du tout satisfaite parce qu’on n’a pas parlé des reporters alors que ce sont ces reporters qui font des médias ce qu’ils sont. Ce sont eux qui sont violentés et maltraités sur le terrain. Il y a même des reporters qui sont morts sur le terrain et, jusqu’à présent on ne connait toujours pas les morts sur le terrain et jusqu’à présent on ne connait toujours pas les auteurs’’, ajoute-t-elle.

Elle affirme que malgré tout, des préoccupations ont exprimées par les interlocuteurs du colonel Mamady Doumbouya, notamment ‘’la représentation du syndicat à la HAC, l’assurance de la sécurité des journalistes’’.

Toutefois, souligne-t-elle, ‘’pour assurer la sécurité des journalistes, il faut d’abord assurer la sécurité financière. Plus le journaliste est bien traité financièrement, plus il est responsable dans le traitement de l’information. Si tel n’est pas le cas, il risque de courir derrière l’argent au lieu de l’information et cesser d’être professionnel’’.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info

00224 662 78 58 57/salimbalde91@gmail.com

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