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Cour d’appel de Conakry : suite du procès contre l’ex-préfet de Dubréka et d’une ex-députée du RPG 

Ils ont tous été condamnés en première instance à 5 ans de prison ferme pour discrimination, abus d’autorité, vol et complicité. Le dossier qui oppose la société Binhaï pêche SARL à l’ex préfet de Dubréka Younoussa Sylla alias Le Bon, Hawa Sylla ex-député et son acolyte Amara Bangoura, s’est poursuivi mercredi à la Cour d’appel de Conakry. 

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Lors de la première audience de ce procès en appel, la juge Fatou Bangoura avait ordonné une main levée sur le mandat de dépôt du préfet et le mandat d’arrêt contre Hawa Sylla, l’ex député du RPG et son collaborateur Amara Bangoura.

La partie civile qui ne souhaite plus voir la juge chargée de l’affaire Fatou Bangoura dans cette procédure, a introduit une demande de récusation.

A l’entame des débats, le ministère public a souhaité que les discussions se poursuivent. ‘’La procédure n’a pas été respectée. Nous demandons de continuer les débats’’, souligne-t-il, évoquant la violation de l’article 742 du code de procédure pénale.

La défense a également sollicité la continuation des débats, ‘’car la demande n’est pas fondée. Appliquez la loi pour continuer les débats (…). Les articles 746 et 747 obligent le juge à tenir les débats. C’est une tentative de chantage, il n’y a rien. Ce dossier, jugez-le, car leur demande n’est que du chantage. Tant que le premier président n’a pas pris son ordonnance qui s’imposerait à la juge, ne cédez au terrorisme verbal et au chantage’’.

L’avocat de la société plaignante, Maître Salifou Béavogui, a évoqué les raisons qui le poussent à récupérer la juge en charge de dossier.

‘’On ne peut rien justifier devant vous. Si dans un procès, une partie dit qu’elle ne vous fait pas confiance, il faut quitter. Nous voulons que cette affaire soit examinée par un autre magistrat. Ce dossier ne devrait même pas être inscrit au rôle. Ce n’est pas dirigé contre vous, mais plutôt contre la Cour. Tous les griefs, c’est entre la partie civile et la Cour. Ce dossier ne devrait même pas être programmé aujourd’hui », a lancé Me Béa à l’endroit de la juge Fatou Bangoura.

La magistrate a dû suspendre l’audience pour une demi-heure environ avant d’ordonner la poursuites les débats, en entendant la décision du premier président de la Cour d’appel de Conakry.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info  

00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

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