14e Plan quinquennal : la tech chinoise au service du monde

Entre 2021 et 2025, période du 14e Plan quinquennal, la Chine a réalisé des avancées technologiques majeures. Ces innovations ont non seulement amélioré la vie des Chinois, mais aussi contribué de manière significative au développement mondial et ouvert de nouvelles perspectives pour le bien-être de l’humanité. Découvrons ensemble la force et la dimension humaine de la science et de la technologie chinoise.

Palais céleste chinois – Une station spatiale pour toute l’humanité

Savez-vous combien de stations spatiales sont actuellement en orbite au-dessus de nos têtes ? Il n’y a que deux stations en orbite terrestre : la Station spatiale internationale et la station spatiale chinoise Tiangong. En chinois, « Tiangong » signifie « Palais céleste ». Selon les dernières annonces de la NASA, la Station spatiale internationale devrait être désorbitée en 2030. Cela signifie que, dans quelques années, Tiangong, le « Palais céleste » chinois, deviendra la seule station spatiale accessible à l’ensemble de l’humanité.La construction de la station spatiale chinoise a été achevée au cours du 14e plan quinquennal :

En avril 2021 : lancement du module central Tianhe.

En 2022 : mise en orbite des modules expérimentaux Wentian et Mengtian.

Fin 2022 : la station est pleinement opérationnelle.

Elle accueille en permanence trois astronautes chargés de mener des expériences scientifiques de pointe, ces résultats bénéficieront à chacun d’entre nous sur Terre. Et surtout, Tiangong, le palais céleste, est ouvert au monde dès le départ : Dix-sept pays ont déjà vu leurs projets scientifiques sélectionnés et réalisés en orbite, parmi lesquels figurent la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, l’Égypte, la Thaïlande, la Suisse, la Pologne, ainsi que d’autres. La Chine a officiellement annoncé son intention d’accueillir des astronautes étrangers à bord de sa station spatiale. Selon le programme, le premier astronaute étranger arrivera très prochainement.

Beidou – La navigation chinoise au service du monde

Il existe quatre systèmes de navigation majeurs dans le monde : le GPS américain, le GLONASS russe, le Galileo européen et Beidou, le système chinois. Entre 2021 et 2025, au cours du 14e plan quinquennal, Beidou a accompli des progrès spectaculaires, passant de la constitution d’un réseau mondial à son déploiement à très grande échelle. Aujourd’hui, près de 60 satellites de ce système ont déjà été lancés, assurant une couverture globale et une précision élevée. En plus d’un système de navigation, il propose également une fonction unique au monde : la messagerie par satellite. En clair : les autres systèmes de navigation vous indiquent où vous vous trouvez. Beidou, quant à lui, vous permet d’envoyer votre position, même en l’absence de réseau téléphonique. En cas de tremblement de terre, d’inondation ou de danger en mer, cette fonction peut sauver des vies. Aujourd’hui, Beidou est utilisé dans plus de 140 pays et régions, avec des partenariats solides en Afrique, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient. En chinois, « Beidou » désigne les sept étoiles de la Grande Ourse. À l’image de cette constellation, le système Beidou veille sur notre monde.

Véhicules électriques chinois – À la pointe de la révolution verte mondiale

BYD, Xiaomi, Xpeng, NIO, Li Auto… ces marques ne vous sont certainement pas inconnues. Voici le bilan impressionnant des véhicules électriques chinois au cours du 14e plan quinquennal :

Ventes : elles sont passées de 3,52 millions en 2021 à 16,49 millions en 2025. Presque cinq fois plus. Exportations : de 426 000 en 2021 à 2,615 millions en 2025, elles, ont été multipliées par six en cinq ans.

En 2025, BYD, le géant chinois de l’automobile, a vendu 2,25 millions de véhicules 100 % électriques, soit une hausse de 28 % par rapport à l’année précédente, dépassant ainsi Tesla pour devenir le leader mondial. Plus impressionnant que les chiffres : la technologie. Une autonomie largement supérieure à 500 km, seulement 10 minutes de charge pour parcourir plusieurs centaines de kilomètres. La batterie, le moteur et l’électronique de puissance — les trois composants clés — sont entièrement développés et fabriqués en Chine. Plus écologiques, plus économes, plus intelligents. Durant le 15e plan quinquennal, la Chine poursuivra ses innovations pour promouvoir une mobilité verte à l’échelle mondiale et rendre la planète plus bleue et plus propre. Aujourd’hui, sur dix véhicules électriques vendus dans le monde, sept sont d’origine chinoise.

Robots intelligents – Les robots chinois à l’œuvre dans le monde entier

Cette année, la performance de kung-fu des robots lors du Gala du Nouvel An chinois est encore plus impressionnante. À tel point que le chancelier allemand, récemment en visite en Chine, s’est même rendu spécialement dans l’entreprise productrice de ces robots, Unitree. Que s’est-il passé en cinq ans dans le domaine de la robotique intelligente incarnée ? En une phrase : les robots sont passés de simples exécutants à de véritables intelligences dotées d’un « cerveau ». Autrefois, ils répétaient des mouvements mécaniques ; aujourd’hui, les grands modèles d’IA leur servent de cerveau. Beaucoup travaillent déjà dans les usines : dans celles de BYD, le robot Walker S se déplace aisément et transporte sans effort des charges de 15 kg. Dans les hôpitaux, les exosquelettes aident les patients à réapprendre à marcher. À la maison, le robot compagnon Wukong est déjà présent dans des milliers de foyers : il reconnaît les émotions, raconte des histoires et tient compagnie aux personnes âgées. Sur les pistes de sport, des robots humanoïdes ont couru un semi-marathon en 2 h 40 !

La Chine est, depuis douze années consécutives, le premier marché mondial des robots industriels. En 2025, elle est devenue pour la première fois un exportateur net de robots industriels, avec environ 120 000 unités exportées, soit une augmentation de plus de 48 %. Des usines électroniques en Asie aux ateliers automobiles en Europe, les robots « Made in China » sont présents sur les chaînes de production du monde entier.

Interface cerveau-machine chinoise – La porte vers l’avenir du monde

Lorsque l’on évoque les interfaces cerveau-machine, on pense d’abord à Neuralink d’Elon Musk. Mais ce que vous ignorez peut-être, c’est que la Chine a réalisé la première implantation humaine invasive à l’automne 2023, soit trois mois avant Neuralink ! Qu’est-ce qu’une interface cerveau-machine ? En résumé : sans bouger, sans parler, uniquement par la pensée, vous contrôlez des machines.

Pendant le 14e plan quinquennal, les progrès ont été spectaculaires en Chine : à Shanghai, un patient tétraplégique se promène et commande un robot-livreur par la pensée, comme s’il s’agissait de son propre corps. Dans le Jiangsu et l’Anhui, des dispositifs de rééducation cérébrale aident des victimes d’AVC à reprendre le contrôle de leurs mouvements. Encore plus impressionnant : nos stimulateurs cérébraux sont déjà présents dans huit pays, dans 400 hôpitaux, et ont aidé 30 000 patients atteints de la maladie de Parkinson à retrouver leur liberté de mouvement. Et ce n’est que le début !

Les équipes chinoises travaillent à redonner la parole aux muets, la sensation aux paralysés, et même à lutter contre la maladie d’Alzheimer. Aujourd’hui, ces avancées sont avant tout médicales. Demain, elles s’étendront à tous les aspects de la vie quotidienne. D’après professeur Zhu Yixin, de l’Institut d’intelligence artificielle de l’Université de Pékin, « Après l’IA, la prochaine révolution qui changera l’humanité, c’est l’interface cerveau-machine. »

MA Huiyuan, CGTN Français

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