Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a accordé, le 2 octobre 2026, une mesure de grâce à 217 personnes condamnées, dont l’opposant Aliou Bah, leader du Mouvement démocratique libéral (MoDeL). Mais pour les bénéficiaires, cette mesure ne signifie pas une sortie immédiate de prison. Leur libération est conditionnée à l’accomplissement préalable d’un stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion d’une durée de 45 jours.
Dans un communiqué signée au nom du ministre Ibrahima Sory 2 Tounakara par Irène Marie Hadjimalis, secrétaire générale du ministère de la justice et des droits de l’homme, le département a apporté des précisions sur les modalités de mise en œuvre de cette mesure dans un communiqué publié ce mardi 6 octobre.
Cette exigence découle de l’article 2 du décret D/2026/299/PRG/SGG du 2 octobre 2026. Le communiqué rappelle que la grâce présidentielle est subordonnée par l’accomplissement d’un stage de 45 jours.
Le ministère de la justice indique que ce dispositif vise à donner une dimension concrète à la mesure de grâce présidentielle. Il ne s’agit pas uniquement d’accorder une remise de peine, mais aussi d’accompagner les personnes concernées dans leur retour à la vie sociale.
‘’Cette décision est l’expression de la volonté de Monsieur le président de la République d’associer la clémence à une démarche de responsabilisation et d’accompagnement’’, précise le communiqué.
À travers ce stage, les bénéficiaires devront renforcer leur connaissance des droits et des devoirs, ainsi que le respect des institutions. Le dispositif vise également à prévenir la récidive et à faciliter leur retour dans leurs milieux familial, social et professionnel.
Pour permettre l’application de cette disposition, les ministres chargés de la justice et de la défense nationale ont pris, le 5 octobre 2026, l’arrêté conjoint N° 839/MJDH/MDN/SGG pour fixer les modalités d’organisation du stage prévu par le décret présidentiel du 2 octobre.
Le ministère de la justice estime qu’à travers cette démarche, ‘’l’État donne à la clémence présidentielle une traduction concrète : accompagner la réinsertion, prévenir la récidive et contribuer durablement à la paix sociale et à la sécurité de tous’’.