La cérémonie de lecture du Saint Coran a été précédée par une marche pour réclamer justice. Les proches des 70 guinéens exécutés il y a un demi-siècle par le régime de Sékou Touré peinent à oublier ces évènements.
‘’C’est une ignominie qui a été perpétrée sur le territoire guinéen le 18 octobre 1971’’, martèle l’ancien député Fodé Bocar Marega, dont le père fut une victime du régime de Sékou Touré.
Il rappelle que dans ‘’la nuit du 18 octobre, de hauts cadres et ministres de ce pays ont été tous exécutés d’une manière atroce. Ils ont été réveillés, accompagnés dans les différents charniers où on leur a demandé de creuser leurs tombes avant d’être exécutés’’.
‘’C’est ça le régime sanguinaire de Sékou Touré’’, résume Dr Maréga.
Dans une déclaration, l’Association des victimes du camp Boiro a salué l’avènement de nouvelles autorités à la tête du pays. L’ex-député Maréga rappelle que le régime d’Alpha Condé avait interdit aux membres de l’association l’accès à la cour du camp Boiro depuis 2020.
‘’Nous pensons que nous allons avoir maintenant un nouveau souffle (…)’’, soupire l’ancien député uninominal de Dinguiraye.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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