A Taban, un ban pour Mamadi Doumbouya (Par Soulay Thiâ’nguel)

La semaine qui vient de s’achever, je rendais hommage au Président de la République, son Excellence Général Mamadi Doumbouya, pour son sens élevé de l’écoute, de la solidarité et de l’humilité. Ce mercredi 20 août 2025 sera marqué d’une pierre blanche dans l’histoire politique, mais surtout médiatique et journalistique de notre pays.

Parce qu’il y a des actes, des gestes d’une telle envergure qu’ils sont capables de défier la fameuse roue de l’Histoire qui tourne. Ces actes ne connaissent pas la peur de l’oubli, l’usure du temps, le plomb du silence ou les ratures de la mémoire. Aussi vivaces, aussi vivants que les racines des baobabs millénaires et les profondeurs de la terre.

Et d’un : offrir une maison à la famille de notre collègue et confrère. L’homme ne peut se prévaloir d’une dignité complète sans avoir un toit au-dessus de sa tête. Sous le soleil et la pluie, face à la chaleur et à la nuit, face aux dangers de la nature et aux folies des hommes, la maison est le refuge de nos fragilités humaines.

C’est le sens d’une phrase devenue sans importance pour certains : « défendre la veuve et l’orphelin ». Si ce commandement est devenu creux en Guinée, il garde toute sa beauté, toute sa saveur, toute sa valeur, toute son humanité dans le cœur du Général. Et il entend perpétuer cette valeur qu’il voudrait certainement voir inscrite dans le cœur des garçons de Taban. Parce qu’ils n’auront pas d’excuses d’avoir manqué leur scolarité. Parce qu’ils ont perdu leur père à la fleur de l’âge, comme on dit. Parce qu’un certain Général Mamadi Doumbouya, alors Président de la République, en ce terrible mois d’août, a fait ce qu’il fallait.

Et de deux : prendre en charge la totalité des frais de scolarité des petits orphelins. Garantir un avenir passe nécessairement par une éducation de valeur. C’est celle-là que le Président de la République offre, la main sur le cœur et les yeux pleins de lumière. Au lieu de donner du poisson à quelqu’un tous les jours, apprends-lui à pêcher, dit-on.

Il donne un toit certes, mais il ouvre, éclaire le chemin des enfants pour qu’ils puissent eux-mêmes s’acheter leur maison. Faire face à la vie, tenir tête, se construire un bonheur en suivant l’exemple de l’honnête labeur de leur père, c’est cette route-là que le Général balise : le labeur, le travail, l’abnégation, le professionnalisme.

Des mots qui n’ont pas arrêté de sonner vrai dans nos oreilles depuis le décès de notre regretté compatriote, patriote dont le patriotisme n’a pas échappé à celui qui dirige les destinées de notre pays. Daouda Taban Sylla a consacré sa jeune et fougueuse vie au service de la Nation ; le Président entend le reconnaître.

Et de trois : élever au rang de Chevalier de l’Ordre National du Mérite. Oui, le nom de la distinction est évocateur : le Mérite. Le Mérite pour raconter dans le futur la rencontre accidentelle de deux jeunes de la même génération : un journaliste et un Président. Portés tous les deux par la passion de leur travail respectif et l’amour extraordinaire pour leur Patrie. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : aimer son pays pour le servir avec détermination et reconnaître le mérite de ceux qui, tous les matins, se battent pour que l’étoile de notre Guinée ne se salisse pas, ne prenne pas la poussière du temps, les aigreurs des ennemis, les filouteries des bas-besogneux.

Ce matin encore, au cœur des larmes de la famille de Taban, le Général a planté le drapeau de la reconnaissance de la République. Ce matin encore, il a démontré qu’il continue à être le militaire qui surveille, le soldat qui veille, la sentinelle de nos êtres fragiles. Quand il offre un toit, c’est le frère qui parle. Quand il assure la scolarité des enfants, c’est le père qui s’exprime. Quand il décrète le Chevalier de l’Ordre National du Mérite, c’est la République qui étreint un fils pour lui dire toute sa fierté. Ce matin encore, la capacité d’attention et d’humanité du Président se révèle et s’enracine.

De mémoire de journaliste, on cherche encore dans les images de nos télévisions, les voix de nos radios, les lignes de nos journaux, les clics de nos sites, des cas similaires. On est parti pour chercher longtemps. Mais si nous insistons, peut-être trouverons-nous les baobabs Mohamed Condé, Commandeur de l’Ordre National du Mérite, ou Diallo Souleymane, Grand Officier de l’Ordre National du Kolatier. Taban évidemment, bien plus jeune. Reconnaître le mérite, le Président de la République le fait sans forcer.

N’en déplaise à ceux qui vont, certainement, une fois de plus, chercher le fichu pou sur un crâne rasé. Mais ça, ça les regarde, autant ça ne nous regarde pas !

Soulay Thiâ’nguel

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