Charles Victor Maka, directeur national de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, reproche à Abdoulaye Bah, placé sous régime de semi-liberté surveillée, d’avoir ‘’violé les termes et conditions d’un tel régime, en se livrant à des appels à la désobéissance civile et des atteintes aux institutions de la République’’.
Qualifiant de graves les propos tenus par ce cadre de l’UFDG qui, selon lui, sont de nature à troubler l’ordre publique, sa direction a décidé de révoquer à son encontre, jusqu’à nouvel ordre, la décision du 16 juillet 2021 le plaçant en milieu ouvert pour des raisons de santé.
J’aimerai bien que des juristes, maîtrisant correctement le code de procédure pénal guinéen, m’expliquent sur la base de quel texte, un directeur de l’administration pénitentiaire est habilité à prendre des décisions qui, dans tous les pays non communistes, relèvent du juge d’application des peines.