Par la voix de son secrétaire général, Aboubacar Soumah, le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), à l’issue d’une rencontre ce mercredi, a annoncé son opposition ferme à la date du 15 septembre pour l’ouverture des classes.
‘’Depuis l’avènement du CNRD au pouvoir, ils n’ont eu aucun problème avec nous. Nous nous sommes inscrits dans la dynamique de refondation. On a été très cléments’’, a-t-il déclaré, ajoutant que ‘’tous les problèmes qui se sont posés dans l’éducation, nous sommes venus vers le département pour discuter afin de trouver les solutions. Il n’y a aucun mouvement depuis l’avènement du CNRD’’.
Il dénonce un manque de considération des syndicalistes par le ministère en charge de l’enseignement pré-universitaire dirigé par Jean Paul Cédy. ‘’C’est ce qui fait que le département veut piétiner nos droits. Il ne nous considère plus. Aujourd’hui, nous sommes relégués au second plan. On prend des décisions, on nous met devant les faits accomplis et on nous demande d’accepter’’, a martelé Aboubacar Soumah.
‘’On a voulu faire comprendre au département que nous sommes des partenaires incontournables. Il ne peut pas prendre des décisions sans se concerter avec nous’’, a insisté le syndicaliste Soumah, avant d’annoncer la position du SLECG sur la date de la rentrée scolaire : ‘’Nous ne pouvons pas accepter que les classes soient ouvertes le 15 septembre’’.
Pour le SLECG, ouvrir les classes le 15 septembre, ‘’c’est priver les enseignants d’une partie de leurs vacances de trois mois, de juin à septembre (…). Ça ne permettra pas aux enseignants de se préparer pour l’ouverture. Les salaires sont déjà utilisés, la fin du mois est loin. Comment l’enseignant qui ne trouve pas des fournitures pour ses enfants va enseigner ceux d’autrui ? Les enfants sont en vacances, on surprend tout le monde pour dire qu’il rouvrir les classes le 15 septembre. Est-ce que c’est tenable ? Non’’.
‘’Ils disent que c’est un standard international, qu’il faut neuf mois de cours, la Guinée fait huit mois, alors que c’est à nous de voir s’il faut organiser les examens au mois de juin ou juillet pour que les neuf mois soient enseignés’’, a-t-il fustigé d’un ton ferme.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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Ah! C’est vraiment dur en Guinée actuellement, on dirait que le pays est à l’arrêt.