L’absence du FRONDEG sur la liste nationale continue de faire réagir à mesure que les élections législatives approchent. Une situation d’autant plus remarquée que le parti demeure présent dans les élections communales ainsi que dans les scrutins plurinominaux et uninominaux.
Comment expliquer cette configuration ?
Le point de départ se trouve dans la décision prise par le FRONDEG de se retirer du processus électoral. Le parti avait alors évoqué des préoccupations liées au respect de certaines dispositions du Code électoral durant les préparatifs du scrutin.
Mais l’évolution du dossier a rapidement ouvert un débat juridique et politique.
Saisie de la question, la Direction Générale des Élections a demandé un avis consultatif à la Cour Suprême. Dans son avis n°017 , rendu le 06 mai 2026, la juridiction suprême a rappelé que, conformément à l’article 169 du Code électoral, les listes de candidatures régulièrement validées demeurent irrévocables.
À la suite de cet avis, le FRONDEG a officiellement informé la DGE de son retour dans le processus électoral.
Malgré cela, le parti ne figure finalement pas sur la liste nationale rendue publique. Une situation qui nourrit aujourd’hui plusieurs lectures et interprétations au sein de la classe politique.
Pour certains observateurs, cette affaire révèle surtout les difficultés d’interprétation qui peuvent surgir autour de l’application des textes électoraux. D’autres y voient la nécessité d’une communication institutionnelle plus claire afin d’éviter toute confusion dans l’opinion.
Quoi qu’il en soit, le débat autour de l’article 169 et de son application concrète reste désormais au cœur des discussions politiques liées au processus électoral en cours.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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