En prélude à la Journée mondiale du diabète, célébrée chaque 14 novembre, VisionGuinee est allé à la rencontre d’Adama Hitta Diallo, élève en classe de 12e année. Âgée de 17 ans, elle vit avec le diabète depuis plusieurs années. Entre courage, adaptation et espoir, la jeune fille raconte son parcours et partage un message fort à ses pairs.
VisionGuinee : Comment as-tu découvert que tu étais atteinte du diabète ?
Adama Hitta Diallo : J’ai découvert que j’étais diabétique après plusieurs consultations dans différents hôpitaux à Conakry. On me disait que je souffrais d’un paludisme chronique. J’ai été au Sénégal, c’est là-bas que j’ai été dépistée et on m’a annoncé que j’étais atteinte du diabète.
De quel type de diabète souffres-tu ?
Le diabète de type 1.
Quelle a été ta réaction en apprenant la nouvelle ?
Je me suis sentie très mal. Je me sentais seule, et au début, je pensais même que c’était une malédiction pour moi.
Avais-tu déjà entendu parler du diabète avant ton diagnostic ?
Oui, j’en avais entendu parler, mais je pensais que c’était une maladie qui touchait uniquement les adultes.
Comment se passe ta vie quotidienne avec la maladie, notamment à l’école ou avec tes amis ?
Ma vie de diabétique se passe plutôt bien. Je côtoie toujours des gens qui m’acceptent avec ma maladie. À l’école aussi, mes amis me soutiennent. Ceux qui ne m’acceptent pas, je les laisse de côté.
As-tu déjà eu des crises à l’école ?
Oui, plusieurs fois. Mais vu que le fondateur de l’école savait que j’étais diabétique, il m’a directement transportée à l’hôpital.
Quelles sont les principales difficultés que tu rencontres dans ton suivi médical ?
Nous n’avons pas beaucoup de difficultés pour le traitement, car les médicaments sont gratuits. Le plus difficile, c’est de devoir s’injecter chaque jour et de respecter rigoureusement le régime alimentaire.
Quel message souhaites-tu adresser aux autres jeunes atteints du diabète et à ceux qui ne connaissent pas encore bien la maladie ?
Mon conseil aux diabétiques, c’est d’accepter la maladie. Le diabète est une maladie sans fin pour le moment. Ce n’est pas une malédiction, il faut apprendre à vivre avec. Mieux vaut accepter la maladie et que de l’ignorer et souffrir. Et pour ceux qui vivent avec des diabétiques, je leur demande de toujours être là pour eux. Le diabète n’est pas une maladie facile, mais avec du soutien, on peut bien vivre avec.
Salimatou BALDÉ, pour VisionGuinee.Info
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