Sur les faits, dès sa sortie des locaux de la gendarmerie du Marché Niger, après 5 jours de détention, l’homme de 65 ans n’a eu droit qu’à prendre deux complets de ses vêtements avant d’être expulsé.
Et puis, le Chinois n’a connu les motifs de la sentence du Tribunal de commerce de Conakry, émise à son encontre le 14 octobre 2019, qu’avec les bruits de bottes du 17 février 2021.
Dans la décision de justice, il est mentionné que «même la mise en demeure à lui faite (…) suivant exploit d’huissier de justice, n’a conduit Cao Zhuli à assumer son obligation de preneur, consistant dans le paiement régulier des loyers». Sic !
En apprenant cela, l’investisseur chinois tombe des nues. Visiblement, Cao Zhuli ne s’attendait absolument pas à entendre ce qu’il venait entendre. L’investisseur est pris de court. Lui qui avait pourtant un avocat de renom, a beaucoup de mal à reprendre ses esprits.
L’eau est versée. Le jugement rendu est appliqué. Il est désormais expulsé du logement qu’il payait, sans avoir eu le droit de récupérer toutes ses affaires et celles de sa femme et de son fils.
Maintenant, que reste-t-il à l’homme de 65 ans qui se retrouve seul au monde ? Après tout ce qu’il a enduré dans cette affaire et face à un ancien logeur qui a juré de se débarrasser de lui, qu’a-t-il à gagner en intentant, par exemple, un procès en dommages-intérêts contre quelqu’un qui est considéré comme un intouchable à Bamako et à Conakry, si ce n’est pour perdre son latin?
Par Diallo Alpha (Le Populaire)