Après avoir relevé l’insuffisance des éléments constitutifs des délits reprochés, la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières a rendu, ce mardi 17 février 2026, un arrêt mettant un terme aux poursuites engagées contre l’ancien ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, Ibrahima Kourouma, ainsi que contre son ancien chef de division des affaires financières, Mohamed V Sankhon.
Saisie dans le cadre d’un recours contre la décision de première instance, la juridiction d’appel a estimé que les faits de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite invoqués par la poursuite n’étaient pas établis au regard du droit. En conséquence, elle a prononcé la relaxe des deux prévenus pour délits non constitués.
Dans le même arrêt, la Cour a ordonné la restitution des biens saisis appartenant à Ibrahima Kourouma et a rejeté l’ensemble des demandes formulées par l’État guinéen, tant sur le plan pénal que civil.
Cette décision infirme le jugement rendu en première instance, qui avait condamné l’ancien ministre à 4 ans d’emprisonnement, au paiement d’une amende de 3 milliards de francs guinéens, ainsi qu’à la confiscation de ses biens au profit de l’État. Sur l’action civile, il avait également été condamné à verser 5 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.
C’est contre cet ensemble de sanctions qu’Ibrahima Kourouma avait interjeté appel, conduisant à la réévaluation complète du dossier par la Chambre des appels.
En ce qui concerne Mohamed V Sankhon, la juridiction a confirmé sa mise hors de cause, déjà prononcée lors du jugement initial.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
00224 661 78 58 57/salimbalde91@gmail.com