Les manifestants, qui ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes, ont rebroussé chemin. Ils assurent qu’ils ne courberont pas l’échine jusqu’à la résiliation du contrat avec la société turque Albayrak. ‘’Nous avons été empêchés de manifester. On a été gazés par des gendarmes armés jusqu’aux dents. Ils ont même arrêté un de nos camarades’’, se plaint Cheick Chérif Touré, secrétaire général de la délégation syndicale du port autonome de Conakry.
‘’Nous avions décidé d’aller pacifiquement jusqu’à l’hémicycle pour dire aux députés qu’ils ne jouent pas leur rôle. Car le pays est en train d’être bradé. Mais nous n’allons pas baisser les bras. Avec tout ce qui se passe, Kaloum est maintenant impliquée. La ville dit Non à la vente illicite du port. Il y a des réunions partout, tout le monde se prépare. Et dans les prochains jours, Kaloum va sortir [dans la rue]’’, prévient le syndicaliste.
Le patron de la délégation syndicale accuse le gouvernement de briller par la ‘’corruption, le népotisme, le favoritisme’’, avant d’assurer que cette fois-ci, ‘’nous sommes décidés d’aller jusqu’au bout’’.
‘’Vous ne pouvez pas vendre un patrimoine national. Vos prédécesseurs ne l’ont pas fait. Le Général Lansana Conté, le capitaine Moussa Dadis, le général Sékouba Konaté ne l’ont pas fait’’, indique-t-il au président de la République qui, selon lui, ‘’se dit professeur. Il vient vendre le port dans un marché de gré à gré sans le consentement de l’assemblée nationale’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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Hostile au développement et à la modernisation. Les anciens révolutionnaires de guinée ont la nostalgie de l’immobilité. Même le port de boulbinet va changé de visage un jour.