Affaire vente d’Air Guinée : Cellou Dalein pourra (enfin) donner sa version aux auditeurs

[dropcap]L[/dropcap]a publication des rapports d’audits sur la gestion de dossiers économiques stratégiques a suscité de nombreuses rédactions au sein de la classe politique. Du côté de l’opposition en général et de l’Union des forces démocratiques de Guinée en particulier, on crie à la tentative de déstabilisation du principal chef de file de l’opposition, cité dans l’affaire de vente de la compagnie aérienne Air Guinée.

Les personnes mises en cause dans les rapports d’audits ont, à compter de demain, jeudi 24 juillet, la latitude de se défendre avant la transmission des rapports définitifs à l’agent judiciaire de l’Etat qui pourra intenter une procédure judiciaire contre ces dernières, a annoncé l’inspecteur général d’Etat, Oumar Massoud Thiam.

‘’L’heure est à la phase contradictoire pour les rapports qui n’avaient pas été affinés. Nous devons entendre les personnes impliquées dans les dossiers déjà publiés. Cette procédure contradictoire débutera jeudi par Chérif Bah, ancien gouverneur de la BCRG’’, ajoute l’inspecteur général d’Etat, qui tient à préciser que certains rapports publiés sont définitifs.

‘’Il y a des rapports qui sont définitifs. Celui de la compagnie Air Guinée par exemple est définitif. La procédure contradictoire a été achevée ‘’, indique Massoud Thiam, tout en précisant que toutes les personnes mises en cause ont été entendues à l’exception d’une personne, sans citer nommément l’intéressé.

Pour bon nombre d’observateurs, tout porte à croire que Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition cité dans l’affaire de cessation de les actifs d’Air Guinée, serait cette personne.

‘’Mais, poursuit l’inspecteur général d’Etat, Celle-ci peut être invitée à nouveau pour se prononcer autour des questions de la mission’’. Selon Oumar Massoud Thiam, certains responsables cités dans les rapports d’audits n’étaient pas en Guinée au moment de la confrontation des idées.  Et pour cause, ‘’quand la procédure contradictoire se déroulait, ces responsables n’étaient pas en Guinée en raison des évènements survenus le 28 septembre 2009. Vous savez certains leaders étaient en dehors du pays. La mission ayant son timing a écouté les personnes se trouvant sur le territoire national’’, reconnait le patron de l’Inspection générale d’Etat.

Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info

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