C’est désormais un secret de polichinelle ! Depuis quelques mois, le personnel et le Directeur Général de l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi (AGUIPE) sont à couteaux tirés. Entre Mohamed Aribot et les travailleurs de l’Agence qu’il dirige depuis le mois d’avril dernier, ce n’est plus le parfait amour.
Les illusions dans lesquelles certains salariés de l’AGUIPE s’étaient plongés au lendemain de l’arrivée de l’ancien « protégé » de Kiridi Bangoura à l’AGUIPE ne seraient plus qu’un loin souvenir.
Ça sent du roussi au sein de l’Agence chargée de la promotion de l’emploi en Guinée. Le management de l’ancien Gestionnaire du personnel de la LONAGUI (Loterie nationale de Guinée) ne passe pas. La mayonnaise a du mal à prendre. Et le service s’enfonce davantage pendant que les demandeurs d’emplois cherchent encore par où donner la tête.
Selon certaines indiscrétions, une scène plutôt hilarante s’est passée la semaine dernière au siège de l’AGUIPE. Lors de la toute première visite du Ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, les travailleurs de l’AGUIPE ont exprimé leur colère.
Devant le Ministre Alpha Bacar Barry, les salariés de l’agence ont regretté le manque d’activités depuis l’arrivée du Sieur Mohamed Aribot. Des dysfonctionnements liés à des recrutements « clandestins » de travailleurs proches (famille) du Directeur Général ont également été dénoncés par le syndicat des travailleurs. Tenez-vous bien ! L’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi n’a pas encore son personnel immatriculé à la Caisse de sécurité sociale. Du mois d’avril à nos jours, aucune activité concrète n’a été réalisée par ce service.
A en croire un travailleur de l’AGUIPE, un climat de méfiance et déception règne au sein de l’agence depuis quelques mois. Des informations concordantes soutiennent que même le personnel des services d’appui serait sur le départ.
Il reste désormais à savoir si le changement de tutelle technique (de la fonction publique à l’enseignement technique) va améliorer les choses au sein de cette grande agence qui a du mal encore à sortir la tête de l’eau.