A l’entame de l’entretien, l’ancien ministre de l’Environnement a rappelé qu’en 2010, l’élection du président Condé a été le résultat d’une large alliance qui a été formé autour de lui. Pour mettre en place son gouvernement, il a tenu à aller dans le sens des engagements qu’il a pris avec les uns et les autres.
Mais, assure-t-il, Alpha Condé de 2010 n’est pas celui de 2015. La preuve, argue-t-il, “en 2010, il avait un problème, il connaissait très mal les guinéens. Il a dû faire des choix qui parfois n’ont pas abouti aux résultats escomptés. Mais cette fois-ci, il va avec un capital de connaissances sur les cadres guinéens et d’éléments d’appréciations qui lui permettront de choisir ses collaborateurs pour que ce mandat soit à la hauteur de toutes les attentes des électeurs de Guinée”.
Le pouvoir de nomination est un pouvoir discrétionnaire, souligne Saramady Touré, qui précise que ce pouvoir appartient à celui qui l’exerce sauf s’il associe quelqu’un à l’action. En somme, dira M. Touré, “seul le président Alpha Condé sait quels sont les hommes qui peuvent l’aider à mettre à œuvre le programme qu’il a proposé au peuple de Guinée et que ce dernier a accepté”.
Aissatou Diallo, pour VisionGuinee.Info
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