‘’Il y a beaucoup de jeunes qui chôment. La technologie nous permet de corriger beaucoup de choses et d’avancer. Mais les nouvelles technologies ne changent pas les mentalités. C’est un travail de fond, d’éducation qui doit commencer dès l’école primaire’’, affirme le chef de l’Etat.
Il ajoute que ‘’nous avons perdu l’habitude d’enseigner l’éducation civique. Nous devons reprendre cela. Il y a les états généraux que nous devons faire. Nous avons prévu d’organisation des états généraux dans l’éducation, la santé et la justice. Car, nous perdons beaucoup d’argent dans ces secteurs’’.
‘’Nous avons demandé aux universités privées, devant des huissiers, de déclarer le nombre d’étudiants qu’elles ont. Ensuite, nous avons fait des contrôles biométriques. Si devant les huissiers, ces universités avaient déclaré 5000 étudiants, on a découvert qu’elles avaient à peine 2000. Donc on est passé d’une subvention de 300 à 50 milliards’’, assure-t-il.
Selon Alpha Condé, le tableau n’est pas aussi reluisant dans les institutions publiques d’enseignement supérieur. ‘’Parfois, quand il y a 200 personnes qui passent le Bac dans une préfecture, les DPE disent qu’il y a 300. Donc tout cela doit être contrôlé maintenant’’.
Après près de 11 ans au pouvoir, il dit s’être rendu compte qu’il ‘’y a des gens qui rentrent à la fonction publique comme enseignants et se retrouvent par la suite dans d’autres ministères. Malgré tout, ils continuent de toucher les primes de craies alors qu’ils n’enseignent pas. Sans compter aussi les gens qui ont changé leur date de naissance. Nous avons fait des enquêtes’’.
Aujourd’hui, martèle-t-il, ‘’nous avons des gens qui sont à la fonction publique depuis 50 ans alors la retraite est à 65 ans. On constate aussi que certains sont rentrés à la fonction publique avant leur naissance et d’autres qui sont rentrés à l’âge de 9 ans’’.
Ce n’est pas tout, loin de là. ‘’Il y a des fonctionnaires à la retraite qui, par copinage, restent à leurs postes alors que 70% de la population a moins de 30 ans. Il y a trop de complicité, de copinage entre les responsables. Ils font en sorte que leurs amis n’aillent pas à la retraite. Pendant ce temps il y a beaucoup de jeunes qui chôment’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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