Pour rappel, l’école Balouta Diallo dispose d’une autorisation de construction ayant le numéro 89/MEPU-FP/CAB/SSP/SPEP/9 signée le 25 février 1993 par la ministre de l’enseignement pré-universitaire et de la formation professionnelle Mme Diallo Hadja Aicha Bah.
Dix mois après, le 06 décembre 1993, l’établissement est autorisé à fonctionner grâce à l’arrêté ministériel numéro 197/MEPU-FP/CAB/SSP/93. Ces différents actes ont été publiés dans le journal officiel de la République.
Les autres écoles privées de la zone : Oumou Banouna Sy, La Référence, La Persévérance…ont été autorisées respectivement par les ministres : Dénis Galéma Guilavogui, Elhadj Ousmane Souaré, Ibrahima Kalil Konaté…
C’est la preuve irréfutable que ces constructions tout comme nos maisons n’étaient pas illégales et la zone n’est nullement une propriété de l’Etat.
Ce qui se passe actuellement à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse traduit la panique au plus haut sommet de l’Etat guinéen. Le pouvoir d’Alpha Condé veut à tout prix faire disparaitre toutes les preuves sur le site dans la perspective d’un transport judiciaire de la Cour de Justice de la CEDEAO.
Dans la plus grande précipitation, des camions et machines s’activent à emporter les gravats et des quantités importantes de terre qui sont vendus à des particuliers. Le tout est couronné par la transformation d’une partie du site en dépotoir d’eaux usées provenant des toilettes de Conakry. La manne financière obtenue est partagée entre les unités de police et de gendarmerie qui opèrent dans la zone et l’équipe d’Ibrahima Kourouma, ministre de la ville et de l’aménagement du territoire.
Les images actualisées et les constats d’huissiers sont déjà dans les mains de l’avocat des victimes. Le collectif réaffirme sa ferme détermination à mener cette lutte contre l’injustice jusqu’à la victoire finale.
Conakry le 16 mai 2020
La cellule de communication du collectif