Alpha Condé voulait faire comme Faure Gnassingbé, mais son coup est raté

[dropcap]L[/dropcap]e plus ancien chef d’État de la Cedeao est le Togolais Faure Gnassingbé, qui occupe le fauteuil présidentiel togolais depuis avril 2005, quelques mois seulement après le décès de son père, Gnassingbé Eyadéma et ce, suite à une élection qualifiée de mascarade par son Opposition.

Le président guinéen, doyen en âge des chefs d’États de la Cedeao, était un des médiateurs de la crise togolaise où la situation sociopolitique était de plus en plus compliquée. L’Opposition était en position de menacer les bases du pouvoir en place depuis la fin des années 60, notamment en parvenant à obtenir la modification de la constitution du pays qui, depuis 2003, ne limitait plus le nombre de candidatures possibles pour un Président de la République et, plus intéressant encore, en instituant le principe d’une élection à deux tours, sauf si un candidats remporte plus de 50 pour cents des voix.

Le plus dur pour Faure Gnassingbé et ses partisans était de trouver les moyens de faire accepter une nouvelle candidature pour lui. Leurs adversaires exigeant, vu les nouvelles dispositions constitutionnelles, que les trois mandats déjà exercés par ‘’Eyadéma fils’’ soient considérés et que, de ce fait, il soit disqualifié de la course pour l’élection présidentielle de février dernier (ndrl : qu’il vient de remporter par un score de 70 pour cent). La bataille devait se jouer à la nouvelle assemblée nationale, dont l’élection s’est déroulée en décembre 2019.

Une Opposition en rangs dispersés 

Comme c’est souvent le cas dans ce pays ouest-africain, Faure Gnassingbé et ses partisans sont parvenus à imposer une Cour constitutionnelle et une Commission électorale décriées par une Opposition marchant en rangs dispersés.

Finalement, les ‘’grands ténors’’ de cette Opposition ont préféré boycotté le rendez-vous des législatives. Les petits partis en ont profité pour se faire élire aux côtés de l’Unir, la formation politique de Faure Gnassingbé, qui s’est assuré la majorité nécessaire pour faire adopter toutes les lois.

C’est le Ministre d’État, Tibou Kamara, Conseiller spécial d’Alpha Condé, qui faisait la navette entre Conakry et Lomé pour ‘’piloter’’ le dossier de médiation confié aux Présidents guinéen et ghanéen. Aujourd’hui candidat aux législatives pour le compte du Rpg arc-en-ciel, Tibou Kamara, à Lomé, semble avoir été plus intéressé à apprendre la méthode togolaise de faire exclure l’Opposition réelle aux élections législatives qu’à trouver un terrain d’entente entre les parties en compétition à Lomé.

Contrairement au Togo, en Guinée, l’Opposition dénonce le système qu’il qualifie «de dictatorial, qui a embrigadé toutes les institutions du pays. Que ce soit la Cour constitutionnelle, la Commission électorale, etc.». Et plus qu’au Togo, un fort mouvement de la société et les grands partis politiques du pays ont décidé de créer le Front national pour la défense de la Constitution.

Le mouvement est vite apparu comme une force incontournable du paysage sociopolitique guinéen. Et depuis octobre, la Mouvance présidentielle guinéenne ne sait plus de quel côté elle peut marcher pour faire échouer le Fndc. Tous les moyens de l’État sont mis à contribution… Lire la suite de l’article sur Guinafnew.info en cliquant ici.

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