En marge de la 80ᵉ assemblée génération des Nations Unies, le ministre porte-parole de la Présidence a échangé avec des guinéens résidant aux Etats-Unis. Tout en se réjouissant du taux de participation au scrutin référendaire, le général Amara Camara est revenu sur les perspectives de la Guinée, notamment à travers le projet Simandou.
‘’La rectification des institutions a pris du temps. Mais je suis quand même satisfait de l’éveil des consciences suscité à travers le monde, non seulement chez les Guinéens, mais aussi chez les amis et frères de la Guinée’’, a-t-il déclaré.
Selon le ministre secrétaire général de la Présidence, ‘’le taux de participation au scrutin a été exceptionnel. Il n’a jamais été atteint en Guinée : plus de 86 % des 6 millions de votants se sont prononcés sur le projet de Constitution. Et sur ces 86 %, 81 % ont voté OUI. C’est la première fois qu’on organise des élections en Guinée sans qu’il y ait le moindre mouvement social. Cela prouve la maturité du peuple guinéen. Un pays ne peut pas se développer sans la paix. Et la paix, c’est le citoyen lui-même qui se la donne. Nous l’avons compris. Et cela aide beaucoup les dirigeants du pays, à commencer par monsieur le chef de l’État’’.
Revenant sur la politique du CNRD, le général Amara Camara a salué la moralisation de la vie publique, qui consiste à ‘’responsabiliser l’administration et restaurer l’autorité de l’État. C’est une réalité aujourd’hui en Guinée’’.
‘’Le chef de l’État a dit que sa main ne tremblera pas. La preuve, ce sont les sanctions infligées aux cadres de l’administration publique. Aujourd’hui, l’État existe. L’État, c’est deux choses : l’ordre et la discipline. Quand ces deux choses sont garanties, les citoyens trouvent leur place dans la vie de la nation (…). Notre dignité, nous sommes en train de la retrouver. À la tribune des Nations Unies, il a été dit que la Guinée dispose de ressources, mais que celles-ci ne nous profitaient pas. Il existait plus de 320 titres miniers attribués frauduleusement en République de Guinée. Le chef de l’État a dit, il y a longtemps, qu’il fallait faire le sale boulot. Et le sale boulot, c’est faire ce que les politiques n’ont pas pu faire’’, a assuré le ministre secrétaire général de la Présidence.
Et de rappeler : ‘’Quand nous avons voulu nous attaquer au projet Simandou, on nous avait promis monts et merveilles. Nous avons entendu parler d’hommes d’argent au-delà de l’imagination. Il fallait choisir entre sa personne et la patrie. Notre chef a fait le choix de la patrie. Aujourd’hui, c’est le plus grand projet minier au monde, évalué à plus de 20 milliards de dollars. Les premiers revenus du projet vont bientôt tomber. On aura environ les deux tiers de notre budget national actuel comme revenus de ce projet’’.
‘’Qu’est-ce qu’on va faire de cet argent ?’’, s’est-il interrogé, avant d’ajouter : ‘’Il faut aussi penser aux générations futures. Parce que la Guinée, ce sont nos grands-pères qui sont morts, nos pères qui sont décédés, nous, mais aussi nos enfants et nos petits-enfants. Il faut sécuriser leur avenir.
C’est pourquoi, un fonds souverain est en cours de mise en place pour que, dès que l’exploitation de Simandou commence, les revenus de ce projet y soient versés. Quand nous aurons dans nos caisses 10 milliards, cela signifie que nous pourrons générer 20 milliards de richesse. Et 20 milliards, cela peut changer beaucoup de choses dans notre pays’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.info
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