Seydouba Sacko issu des rangs du parti de Sidya Touré n’est plus le maire de Matam. Il a été démis de ses fonctions lundi soir par le président Mamadi Doumbouya.
Au lendemain de la publication du décret sur les antennes de la télévision nationale, le ministre de l’administration du territoire, face aux critiques, a apporté des éléments de clarifications.
Mory Condé rappelle que l’article 143 du code révisé des collectivités locales stipule que “les membres de l’exécutif d’une commune peuvent être suspendus par arrêté du ministre en charge des communes lorsque leur négligence à accomplir leurs fonctions a été dûment constatée”.
Il précise que la durée de la suspension ne peut excéder trois mois, tout en soulignant que “les membres de l’exécutif communal coupables de manquements graves à leurs obligations, après avoir été entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leur sont reprochés, peuvent être révoqués par décret sur proposition du ministre en charge des collectivités locales”.
D’après toujours le ministre Condé, “les arrêtés de suspension et le décret de révocation doivent être motivés”. Il déclare que “les membres de l’exécutif suspendus ou révoqués ont le droit d’exercer un recours administratif puis contentieux contre la décision de suspension ou de révocation”.
Pour le cas de Seydouba Sacko, il assure qu’il a été “entendu par la CRIEF avant d’être limogé comme tous les présumés. Ceci dit, que la procédure a été respectée dans ses formes”. Et ce n’est pas tout, loin de là. Il annonce dans la foulée que “plusieurs autres maires dont les dossiers sont à maturité suivront”.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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