‘’Ils ont tué mon fils. Il était en classe de 8e année dans une école privée. Mais faute de moyens, nous menions des démarches pour l’inscrire dans une école publique. Il était parti récupérer ses papiers à l’école. C’est sur le chemin de retour qu’il a été tué par balle’’, raconte Mariama Dalanda Bah, la mère de la victime.
‘’J’ai été appelée quand j’étais au marché Madina. Une amie m’a dit que mon fils Petit Bah a été fusillé et qu’il a été conduit à l’hôpital Donka. De là-bas, on m’a annoncé qu’ils l’ont transféré à Ignace Deen. Je voulais le voir, mais ils m’en ont empêchée, prétextant qu’il a été conduit aux urgences alors qu’il était déjà mort et son corps déposé à la morgue. Je l’ai appris sur le chemin de retour à la maison’’, ajoute-t-elle, avant d’éclater en sanglots.
‘’Je ne pardonnerai jamais à celui qui a tué mon fils qui ne sortait pas dans la rue dans la manifestation’’, indique Mme Bah à VisionGuinee.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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