Cette contribution hautement saluée dans les lieux des droits de l’homme a contraint les autorités de la force publique, la police de prendre, dans une note circulaire, des engagements en vue d’identifier et mettre à la disposition des juridictions compétences ces policiers qui auront eu des comportements affreux.
C’est dit, c’est fait. Un coupable est présenté à la télévision nationale pour tenter de lier l’acte à la parole. Mais c’est de la poudre mise dans les yeux de ceux qui croient encore à ce monstre froid qui ment froid, l’Etat tel que décrit par Nietzche.
A la vérité, il suffit de chercher les faits qui incriminent le policier arrêté pour s’en rire. En effet, il a été établi qu’il est reproché au policier avoir, contrairement à aux consignes données par la hiérarchie, fait usage de son arme pour des tirs de sommation qui n’auraient fait aucune victime.
Si cette thèse est vérifiée, cela voudrait dire que la sanction pourrait se limiter à une disciplinaire. Toutefois, des vidéos disponibles sur les réseaux sociaux font état des répressions policières infligées aux populations inoffensives.
En somme, cette arrestation ne doit guère soulager les défenseurs des droits de l’homme ou encore faire croire qu’une volonté de mettre fin à l’impunité existerait en Guinée : c’est réellement de la poudre mise aux yeux des guinéens.
Il faut impérativement exiger des enquêtes sérieuses pour identifier les auteurs de tous ces assassinats et les faire comparaitre devant les juridictions compétentes.
Fodé BALDE
Homme politique guinéen
La Guinée d’abord !