Bah Oury qui continue de s’identifier à cette formation politique se souvient encore de l’arrivée de Cellou Dalein Diallo au sein de celle-ci.
‘‘Il y avait un problème. On était en phase de réussir à élargir les bases de l’Ufdg. On avait la faiblesse de l’implantation dans certaines régions, notamment Labé. D’où, après 2005, on a demandé à avoir des piliers qui soient originaires de cette partie du pays pour renforcer notre assise et élargir les bases sociales. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé à Saliou Bella de venir pour être vice-président de l’Ufdg’’, plante-t-il en guise de décor.
‘‘Dans la même logique, poursuit l’ancien ministre de la Réconciliation nationale, Cellou a, par la suite, pointé son doigt pour dire qu’il veut être à la tête d’un parti pour être candidat aux élections présidentielles. Avec le doyen Saikou Yaya et tant d’autres, nous nous sommes rendus compte que s’il crée un autre parti alors qu’il y avait l’Upr, qu’il y avait l’Ufdg qui se partageaient une ère géographique bien précise, on revient encore à la création d’un parti par un ancien Premier ministre, avec tout le soutien qu’il avait dans le milieu commerçant, on risquait de contribuer à la division’’.
Pour donc éventuellement parer à ce clivage, Bah Oury dit avoir estimé qu’il faille aller dans le sens d’un rapprochement des positions pour ne pas imiter les forces politiques en gestation.
‘‘C’est la raison pour laquelle nous lui (Cellou Dalein Diallo, ndlr) avons proposé de venir à l’Ufdg. Lui, il voulait aller à l’Upr. Ceux de l’Upr ont refusé. Et c’est comme ça qu’il est venu. Mais j’avoue pourquoi nous avons pensé à l’époque qu’il pouvait être l’homme de la situation, parce que nous avions certainement une mauvaise lecture des divergences entre les membres du gouvernement de feu le général Lansana Conté’’.
‘‘Nous avions pensé que Cellou était un réformateur, qu’il voulait aller dans le sens d’une meilleure gouvernance du pays. C’est ce que nous pensions de l’homme. Mais aujourd’hui, je reconnais que nous avons commis une erreur de casting. Et sommes en train de la payer durablement”, regrette Bah Oury.
Mais pour le politique Oury Bah, l’effet est fait est déjà fait. Et désormais, le combat devrait être orienté vers la restauration d’une gouvernance conforme aux idéaux du parti.
Mady Bangoura, pour VisonGuinee.Info
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