Mais faudrait-il pour autant se limiter à l’aspect émotionnel et perdre de vue l’essentiel ? Cette façon d’affirmer notre identité et d’imposer notre authenticité est très appréciable. Le leadership du Président Paul Kagamé et les résultats de sa gouvernance sont également indéniables.
Après plusieurs années de brouille avec la communauté internationale, M. Kadhafi avait été approché, félicité et réintégré pour que cela se termine comme nous le savons. Ce sont des faits qui m’amènent à m’interroger. Faut-il toujours se contenter des images de défis et de défiance ou bien faudrait-il aller plus loin pour bâtir une dynamique qui survit aux dirigeants ; c’est-à-dire un processus démocratique durable et impersonnel ?
Je ne doute pas qu’un homme comme P. Kagamé soit averti et intelligent pour comprendre l’essentiel de ce qui est bien pour lui et son peuple. Juste que nul n’étant parfait et éternel, comment nos États peuvent-ils survivre après ses “puissants” dirigeants ? That’s the main question.
Le monde politique est impitoyable et mystérieux à bien des égards. C’est pourquoi, les peuples africains doivent être guidés par moins d’émotions et plus de raisons dans leurs choix et appréciation des faits. Nous saurons ainsi nous protéger des mauvaises surprises et des lamentations interminables.
Aliou BAH
MoDeL