En Guinée, trois jeunes risquent une condamnation pour avoir dit non à un 3ème mandat. Décidément, le Niger et la Guinée ont emprunté des voies diamétralement opposées.
Les jeunes arrêtés à Coyah précisément sont jugés pour entrave à la liberté de manifester. C’est quand même la première fois en Guinée que des citoyens sont arrêtés et jugés pour entrave à la liberté de manifester. On croyait que toute manifestation était systématiquement interdite depuis des mois. Comment peut-on entraver une manifestation qui n’a pas lieu. Le droit de manifester serait-il alors réservé à une catégorie de guinéens?
L’affaire de Coyah est un test. Tout Guinéen soucieux de la stabilité de ce pays doit y accorder une attention particulière.
Dans tous les cas, si ces jeunes sont condamnés, même avec sursis, il faudra faire appel de la décision du Tribunal. Il doit être clair pour tout le monde qu’aucun citoyen ne doit être condamné, même avec sursis, pour avoir exprimé son opposition à un projet de révision constitutionnelle ou de changement de Constitution. ‘’L’affrontement’’ d’idées doit être effectif.
Par Mohamed TRAORE