Le Premier ministre Bah Oury a présidé une réunion consacrée au projet d’inscription du massif du Fouta Djallon au patrimoine mondial de l’UNESCO. La rencontre a permis de faire le point sur l’état d’avancement du dossier et de définir les prochaines étapes en vue de sa transmission aux instances compétentes.
Au cours des échanges, les autorités ont souligné la nécessité de finaliser, dans les délais impartis, le dernier document demandé par l’UNESCO. Le gouvernement entend ainsi accélérer le processus afin de respecter l’échéance fixée au mois de septembre.
À l’issue de la réunion, le ministre de l’environnement et du développement durable a expliqué les démarches entreprises par son département et les autres secteurs concernés.
‘’Il y a un certain moment, le gouvernement guinéen, à travers la haute autorité, a décidé d’inscrire le massif du Fouta Djallon, qui est le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, en patrimoine de l’UNESCO. Donc, il y a eu beaucoup d’efforts au niveau des départements sectoriels concernés’’, a-t-il indiqué.
Selon lui, la rencontre avec le Premier ministre a pour objectif de présenter les avancées enregistrées et de recueillir ses orientations sur la suite du processus.
‘’Nous étions venus voir Monsieur le Premier ministre pour lui faire le point des avancements déjà enregistrés et demander aussi son orientation pour les étapes prochaines. Nous avons des deadlines. Donc, il a donné des instructions pour que, d’ici avant le 15 septembre prochain, le document qui a été demandé, le dernier document par l’UNESCO, soit prêt et que ça puisse être transmis officiellement à l’UNESCO pour essayer de continuer pour l’étape prochaine’’, a-t-il annoncé.
‘’Le massif du Fouta Djallon, qui est considéré comme château de l’Afrique de l’Ouest, regorge beaucoup de biens naturels mais aussi des biens culturels’’, a-t-il expliqué.
Au-delà de son importance environnementale et culturelle, le massif du Fouta Djallon représente un enjeu régional, notamment en raison des nombreux cours d’eau qui y prennent leur source et dont les bassins versants s’étendent au-delà des frontières de la Guinée.
‘’Il y a les cours d’eau qui font partie d’un élément du milieu récepteur qui sort du massif et qui touche à peu près 17 pays de la région. Ce qui fait de ce massif le volet diplomatique du ministère de l’environnement’’, a-t-il fait savoir.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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