Bah Oury appelle à éviter les conflits en Guinée : ‘’là où la diplomatie classique échoue, la diplomatie religieuse peut réussir’’

En présidant l’ouverture de la 44e édition du Concours national de lecture, de mémorisation et d’interprétation du Saint Coran, le Premier ministre Bah Oury a souligné que, en Guinée, l’islam et le christianisme cohabitent harmonieusement. Il a ensuite appelé les guinéens à éviter les tensions et conflits dans le pays.

‘’Comme vous le savez, nous vivons une période particulière cette année. Le Ramadan et le carême coïncident. C’est un fait de Dieu. Cela représente une occasion pour l’ensemble de la communauté religieuse de Guinée, unie, de poursuivre les prières, la pénitence et de demander à Dieu de nous accorder les bienfaits de cette période de carême et de Ramadan, ainsi que les bienfaits de notre pénitence, afin que nous puissions être à la hauteur des défis qui assaillent notre pays et trouver des solutions’’, a déclaré le chef du gouvernement.

Il a rappelé que ‘’nous sommes une société laïque. Il y a un mois, les affaires religieuses, par le biais de l’épiscopat chrétien, ont organisé ici à Conakry un colloque portant sur le dialogue des religions, principalement entre le christianisme et l’islam, afin de cultiver l’esprit de paix et de convergence, car, en fin de compte, les deux religions révélées proviennent de la même racine’’.

Bah Oury s’est dit ‘’particulièrement heureux de constater qu’en Guinée, contrairement à d’autres pays, une parfaite harmonie règne entre toutes les confessions religieuses. C’est une chance que nous devons préserver. Parfois, nous pensons que ce que nous faisons est tout à fait naturel, alors que lorsqu’une délégation étrangère nous rend visite, elle est très satisfaite et très heureuse de constater qu’ici, en Guinée, les dialogues, la concertation et la pratique entre musulmans et chrétiens se déroulent sans pratiquement aucune action extraordinaire. Depuis très longtemps, les deux religions travaillent et cohabitent ensemble’’.

Il encourage ‘’cette diplomatie au sein des imams et du clergé catholique. Parce que parfois, là où la diplomatie classique échoue, la diplomatie religieuse peut réussir. Et c’est quelque chose de très important qu’il faut encourager et faire prospérer, dans un contexte où, autour de nous, il y a des tensions et des conflits liés aux appartenances religieuses ou ethniques’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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