Bah Oury appelle à “plus de responsabilité et d’anticipation” dans la gouvernance : “Il ne faut pas s’attendre à des miracles”

Le Premier ministre Bah Oury a appelé lundi son gouvernement à davantage de responsabilité, d’anticipation et de vision à long terme dans la prise en charge des questions sociales. Le chef du gouvernement s’exprimait à l’issue d’une session consacrée au suivi et à l’arbitrage de huit sujets prioritaires portés par sept départements ministériels.

La rencontre a porté sur des secteurs comme l’éducation, la santé, l’inclusion sociale, la jeunesse, le sport et la culture, considérés comme des priorités du chef de l’État et inscrits dans les piliers du Programme Simandou 2040.

Selon le ministre secrétaire général du gouvernement, huit sujets soumis par sept départements ont été présentés à l’arbitrage du Premier ministre.

“Nous avons eu huit sujets portés par les sept départements qui ont été soumis à l’arbitrage de Monsieur le Premier ministre. Il s’agit en fait des vrais sujets de société : la santé, l’éducation, l’inclusion sociale, la jeunesse, le sport, la culture. Des sujets qui sont prioritaires pour le chef de l’État, qu’il a inscrits dans les piliers du programme de développement Simandou et qui est son programme de société”, a expliqué Tamba Benoît Kamano.

Il précise que ces dossiers ont été examinés en dernier afin de permettre aux départements concernés de mieux préparer leurs différentes fiches. À l’issue des échanges, des délais ont été fixés pour permettre aux ministères de procéder aux arbitrages nécessaires et de passer à la phase opérationnelle.

Pour le ministre de la culture, du tourisme et de l’artisanat, l’objectif était de renforcer la collaboration entre les différents départements.

“Le but, c’est vraiment de créer un esprit, un bel esprit d’interministérialité pour que tout ce qui figure dans le Programme Simandou 2040 puisse être exécuté au bénéfice donc de nos populations. Donc, les échanges ont été enrichissants dans une atmosphère très décontractée”, a déclaré Moussa Moïse Sylla.

De son côté, le Premier ministre Bah Oury a insisté sur la nécessité d’adopter une approche réaliste face aux défis sociaux auxquels le pays est confronté.

“La question de l’éducation, la question de la santé, la question de l’inclusion, la question du sport, de la jeunesse. En fait, ce sont les problèmes sociaux. Donc, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il y ait des miracles”, a-t-il précisé.

Pour le chef du gouvernement, la résolution de ces problèmes nécessite plutôt des méthodes pragmatiques et progressives. “Mais il faut poser les bonnes questions pour avoir des démarches pragmatiques, step-by-step, pour avancer. Parce que c’est dans la durée que ces questions-là pourront être résolues ou auront un impact par rapport à la réalité pour les citoyens de la République. C’est à ce niveau-là qu’il faut faire preuve de plus de responsabilité, plus d’anticipation et d’une vision longue de l’avenir pour ne pas perdre de vue que nous travaillons sur le temps long sur ces questions-là et non pas sur le court terme”, a estimé Bah Oury.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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