Bah Oury aux guinéens : ‘’En 2 à 3 ans, on peut sortir de la pauvreté…’’

Le Premier ministre, Bah Oury, a pris part à la 32e édition de la fête de la pomme de terre à Mali, ce dimanche 14 septembre. Le locataire du palais de la Colombe affirme que sa présence à cet évènement s’inscrit dans la volonté du gouvernement de montrer son intérêt pour le secteur agricole dans sa globalité.

Le chef du gouvernement a réitéré la place de l’agriculture dans la stratégie de développement de la Guinée. ‘’Si on veut développer la Guinée, il faut qu’on s’appuie sur le secteur agricole, sur l’aide et l’accompagnement à la paysannerie’’, a-t-il déclaré.

Bah Oury rappelle qu’’’il y a quelques mois, j’étais à Koundara pour la Foire agricole. Là aussi, c’était pour montrer l’intérêt que le gouvernement accorde à l’action des agriculteurs sur le terrain. Ça nous avait permis de connaître des réalités que nous ne connaissions pas. Dès qu’on m’a invité à la fête de la pomme de terre, j’ai dit sans réfléchir que je serai à Mali le 15 septembre. Parce que c’est quelque chose qui me tient à cœur’’.

Le Premier ministre a profité de l’occasion pour expliquer que ‘’cette année, on a voulu que le secteur agricole prenne un élan pour nous permettre de sortir de la dépendance alimentaire. Il y a quelques contraintes administratives qui nous ont empêchés d’obtenir les ressources du côté de certains de nos partenaires’’.

Il a insisté sur l’impérieuse nécessité d’investir dans l’agriculture. ‘’Les mines, c’est très bien’’, a-t-il admis, ajoutant que ‘’le secteur minier n’est que l’adjuvant, c’est-à-dire le secteur qui permet d’avoir les ressources pour financer l’agriculture. Parce que la finalité, c’est le développement agricole. C’est ce qui va donner du travail aux jeunes, créer de la valeur pour réduire la pauvreté dans notre pays’’.

Le Premier ministre se dit convaincu que ‘’si on veut développer la Guinée, il faut qu’on s’appuie sur le secteur agricole, sur l’aide et l’accompagnement à la paysannerie. Vous faites des cultures mais ce sont des produits périssables. Si vous ne les conservez pas, en deux à trois semaines, c’est comme si rien n’a été récolté. Vous êtes très souvent victimes des fluctuations du marché’’.

S’adressant à la ministre de l’Agriculture, qui était à ses côtés, il a souligné que ‘’je sais qu’il y a des entrepôts frigorifiques. Il faut que Mali soit prioritaire pour leur installation. Il y a des entrepôts frigorifiques à Timbi Madina pour la conservation des produits agricoles, il faut qu’on accélère pour qu’il y ait ici aussi des infrastructures pour que les producteurs puissent stocker leurs produits. Ça leur permettra de contrôler les prix et de ne pas avoir leurs produits jetés à la poubelle’’.

‘’On a constaté qu’il y a des variétés de produits agricoles, notamment des aubergines, des concombres, du café, des céréales. Ça veut dire qu’on a les ressources pour vivre’’, a-t-il fait remarquer, se réjouissant du fait que ‘’des jeunes de Mali qui n’avaient pas d’autres perspectives que de partir, beaucoup restent pour s’adonner à l’agriculture. Beaucoup d’autres reviennent pour transformer la terre’’.

Il conclut son discours en plaçant ‘’beaucoup d’espoirs sur le secteur agricole. On ne peut pas régler tous les problèmes de la Guinée par un coup de baguette magique, mais en deux à trois ans, on peut sortir de la pauvreté’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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