Bah Oury encourage les guinéens à se servir de leurs smartphones pour filmer les exactions des forces de l’ordre

[dropcap]Fa[/dropcap]ce à la recrudescence des violences meurtrières dans les manifestations, le président de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD) pense que l’usage des téléphones pour filmer les exactions pourrait dissuader les forces de l’ordre.

‘’La technologie actuelle permet dans une certaine mesure d’assurer une forme d’auto-défense. L’utilisation des smartphones par les jeunes prouve à suffisance qu’on a fait émerger dans la conscience collective un nouvel instrument de lutte contre l’impunité et de défense’’, indique Bah Oury au micro de VisionGuinee.

L’ancien ministre de la réconciliation a fait savoir qu’une délégation du Front national pour la défense de la constitution qui a rendu visite aux familles des récentes victimes de manifestations, a encouragé les jeunes à se servir de leurs smartphones pour filmer les bavures des forces de l’ordre.

‘’L’utilisation des smartphones devrait être systématique partout. Lorsqu’il y a un fait qui peut s’avérer grave dans le cadre de l’atteinte des droits de l’homme, que les gens filment et utilisent les réseaux sociaux’’, recommande-t-il.

L’opposant assure que ‘’l’image est extrêmement importante. A partir du moment où celui qui tire peut être identifié et il qu’il y a des éléments qui peuvent aider à faire une reconnaissance faciale pour connaitre son identité, je pense que demain ou après-demain, il sera toujours possible de juger les auteurs de crimes’’.

Notre interlocuteur pense que le fait de filmer les exactions ‘’obligera les éléments des forces de sécurité à ne pas accepter d’exécuter des ordres manifestement illégaux  qui portent atteintes aux droits de l’homme’’.

Dans le contexte actuel, dit-il avec assurance, ‘’nous devons promouvoir l’utilisation des smartphones dans les manifestations. Il faut que les gens sachent que malgré nous n’avons pas de moyens pour nous défendre, un téléphone peut sauver des vies et obliger les agents des forces de l’ordre à se rendre compte qu’ils peuvent être passifs de poursuites’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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