Bah Oury : ‘’Il ne faut brandir les muscles que lorsque le dialogue n’est pas engagé’’

Le Premier ministre Bah Oury a appelé les partenaires sociaux et les syndicalistes à privilégier le dialogue et la co-construction pour préserver la stabilité sociale et favoriser l’emploi et l’investissement. C’était lors de la présentation du portefeuille de programmes et de projets de réforme du ministère de l’emploi, du travail et de la protection civile.

Dans son intervention, le chef du gouvernement a assuré que l’exécutif accompagnera le département dans sa nouvelle configuration, notamment dans le renforcement des relations avec les partenaires sociaux. ‘’Le ministère de l’emploi, du travail et de la protection civile est neuf dans sa nouvelle conception. Le gouvernement vous accompagnera, poussera à développer vos relations avec les partenaires sociaux. Parce que les partenaires sociaux, soit ils sont en phase et tout se passera bien, soit ils vont mettre un grain de sable et la machine risque d’être déraillée’’, a prévenu le chef du gouvernement.

Rappelant l’existence d’un pacte signé avec les partenaires sociaux, Bah Oury a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue en cas de désaccord. ‘’Nous avions signé, chers partenaires sociaux, un pacte. Quels que soient les problèmes, quels que soient les problèmes, quels que soient les problèmes, il ne faut brandir les muscles que lorsque le dialogue n’est pas engagé. Je pense qu’il faut que tous les syndicalistes soient sensibilisés sur cette approche de co-construction, de dialogue permanent. Parce que c’est par ce biais-là qu’on assure la stabilité et le développement durable’’, a-t-il souligné.

Dans le même cadre, le Premier ministre a mis en garde contre les attitudes susceptibles de contribuer à la crispation du climat social. ‘’Le fait de crier, de menacer, de jeter des invectives n’arrange personne’’, a-t-il estimé, avant d’ajouter : ‘’Au contraire, ça crispe et ça crée un climat délétère qui est préjudiciable à l’emploi, à l’investissement, à la sécurité’’

Dans ce contexte, le locataire du palais de la Colombe a encouragé le ministre de l’emploi, du travail et de la protection civile ainsi que les partenaires sociaux à faire preuve de vigilance, particulièrement dans la période actuelle. ‘’Je vous encourage, monsieur le ministre, nos partenaires sociaux, surtout dans cette période. Soyez attentifs. La stabilité, la pause sociale est une condition essentielle pour qu’on puisse continuer à aller de l’avant. Il faut y veiller’’, a-t-il insisté.

Reconnaissant l’existence d’impatiences au sein de la population, M. Bah a toutefois appelé à prendre en compte les efforts déjà consentis par les autorités, notamment en matière de rémunération et de pensions.

‘’Il y a des impatiences, mais il faut montrer qu’il y a eu beaucoup d’efforts. Les salaires ont été augmentés de manière significative. Les pensions ont été augmentées. Le coût de la vie est particulièrement onéreux. Mais nous allons veiller à ce que les choses évoluent positivement (…)’’, a-t-il indiqué.

A l’entendre l’amélioration durable des conditions de vie passe également par la correction des faiblesses structurelles qui affectent le fonctionnement de l’économie. ‘’Les dysfonctionnements, les fragilités structurelles, qu’on les élimine et après, nous aurons du gras pour répartir au niveau de l’ensemble des secteurs de la population pour que les plus faibles puissent être accompagnés’’, a-t-il fait savoir.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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