Bah Oury : ‘’Je me suis engagé dans la politique il y a 30 ans dans le but de défendre mon peuple’’

[dropcap]M[/dropcap]algré son départ de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD) pour incompatibilité d’humeur avec des cadres du parti, Bah Oury assure que son engagement politique pour défendre l’intérêt des guinéens reste le même.

Après plusieurs mois à la tête de l’UDD, l’ancien  ministre  de la réconciliation nationale a démissionné de la présidence  de ce parti suite à des divergences avec des cadres de cette formation politique.

Bah Oury assure que ce départ ne met pas fin à sa lutte politique. ‘’Je me suis engagé dans la politique il y a 30 ans dans le but de défendre mon peuple’’, indique-t-il.

Il précise que ‘’cela n’a pas changé et ne changera jamais’’.

Peu de temps après l’annonce de la démission, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a exclu toute possibilité de retour de Bah Oury dans les rangs du principal d’opposition. Au moment même, la mouvance présidentielle lui a tendu la main pour rejoindre le camp d’Alpha Condé.

Pour l’heure, l’ancien ministre de la réconciliation nationale n’a donné aucune indication sur sa prochaine destination politique.

Pathé BAH,pour VisionGuinee.Info 

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Comments (2)
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  • DD Kawou

    Il serait mieux pour BO de relancer son « Mouvement politique Renouveau » afin,de le développer et ne pas surtout être à la merci des petits partis politiques microbes et nuisibles en Guinée.
    Si non,il va se promener d’un parti politique moribond à un autre,sans succès au bout du boulot.Ou bien mordre à l’hameçon du rpg/aec pour un poste au sein du gouvernement de Alpha Condé et Kassory Fofana en déclin (chute libre).

  • Ibrahima Sory

    Sauf erreur, j’affirme que Bah Oury ne commettra pas l’irréparable. On peut ne pas être compris dans sa démarche. Au fil du temps, la vérité pourrait se rétablir. Il deviendra évident pour tous les acteurs et pour tous les observateurs de la vie nationale que le plus sage pour Bah Oury était ailleurs : prendre ses distances vis-à-vis des différents partis politiques, méditer sur ce qui a marché jusqu’ici et ce qui ne l’a pas été, chercher les causes et réfléchir sur la tactique à adopter dans l’avenir. S’il veut marcher la tête haute, avec dignité et dans l’honneur, il doit réfléchir sans accepter aucun compromis, voire compromission. Il ne s’alliera pas au diable. S’il sait patienter, son heure viendra. Il sera sollicité de tous côtés. Des partis politiques auront besoin de lui, de son expérience, de sa sagesse, de ses leçons. Quel que soit le choix qu’il ferait, il ne doit pas se renier, renier les valeurs qu’il a défendues jusqu’ici.
    Il a de nombreux fans. De son choix politique actuel dépendra la sentence qui sera prononcée à son encontre. Il doit comprendre qu’un homme politique qui ne sait pas se modérer, qui se laisse aller à ses humeurs, qui se laisse aller aux premiers mouvements d’indignation ou de colère ne saurait manquer d’être la dupe des adversaires politiques. Ils le provequeront par mille artifices, le calomniéront pour des faits divers et anodins. Ils lui tendront des artifices et pièges que sa fureur l’empêchera de reconnaître, et dans lesquels il tombera inévitablement.
    Un des tsars de Russie s’est servi merveilleusement de la politique de la chaise vide. Au finish, il a retourné la situation en sa faveur : on est venu le chercher. Il fut découvert que ses façons de faire étaient les meilleures.
    L’absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes. Bah Oury doit savoir que le vent éteint les bougies et allume le feu.
    César est un exemple pour tous les hommes de pouvoir. Comme lui, il faut souligner ses actions par des effets spectaculaires comme la surprise, le suspense. Il faut se montrer sensible à son auditoire, à ce qui plaît et à ce qui ennuie. Bah Oury a réussi la première manche. La suivante sera déterminante. La sagesse, pour lui, c’est son retrait momentané de la vie politique, c’est d’attirer l’attention par sa disparition momentanée et sa disponibilité à faire œuvre utile. Il faut imposer l’attention et n’être surpassé à aucun prix.
    Pour Bah Oury, l’ami, alors qu’il était encore élève, de feu Senghor, c’est de n’être surpassé à aucun moment et à aucun prix. Toute erreur dans son choix lui sera fatale. S’effacer pour un temps, pour un homme politique, est dur. Cependant, c’est à ce prix que se situe son salut.