En Guinée, l’arrêt de la cour constitutionnelle, rendu le 11 juin, suscite une vague de réactions au sein de l’opposition.
L’ancien ministre de la réconciliation nationale a estimé que par deux fois, en l’espace de six mois, ‘’la Cour constitutionnelle de la Guinée a porté un coup de poignard dans le cœur de la République’’.
Pour Bah Oury, la cour constitutionnelle s’est révélée ‘’complice de l’instauration du désordre’’ au lieu d’être le ‘’dernier rempart pour la protection des fondamentaux de l’Etat de droit’’.
Il affirme qu’en ‘’refusant de se prononcer sur le contenu du projet de la nouvelle constitution en décembre 2019, la Cour constitutionnelle a cautionné le viol des dispositions d’intangibilité qui verrouillaient le socle démocratique de la loi suprême du pays; ouvrant ainsi la voie au 3éme mandat’’.
‘’En présentant le texte promulgué en avril2020, différent du texte proposé à l’approbation du peuple de Guinée le 22 mars, comme étant la constitution de la Guinée, la Cour constitutionnelle a blanchi un crime puni par le code pénal à savoir le « crime contre la confiance publique’’, dit-il avec insistance.
Il assure qu’en agissant de la sorte, ‘’la Cour constitutionnelle assume sa participation active avec l’exécutif guinéen à l’instauration d’un régime en rupture avec les normes constitutionnelles de l’Etat de droit et de la légalité républicaine’’.
Bah Oury se demande ‘’où sont les magistrats du pays ?’’, avant de leur indiquer : ‘’Votre silence vous dessert’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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