Bah Oury : “la force d’une République se reconnait à la protection qu’elle assure à ceux qui n’ont que le droit pour se défendre”

Le Premier ministre Bah Oury a insisté mercredi sur l’importance de la réforme du cadre juridique régissant le foncier en Guinée, à l’occasion de l’ouverture des travaux de l’Atelier national de présentation et de validation de l’avant-projet du nouveau Code foncier et domanial de la République de Guinée.

Dans son intervention, le chef du gouvernement a placé la question foncière au cœur des enjeux de paix et de justice sociale. Pour lui, la manière dont les droits liés à la terre sont organisés constitue un véritable indicateur de la solidité de l’État de droit.

“La question foncière est l’Alpha et l’Oméga de la paix dans un pays. Et la force d’une République se reconnaît à la protection qu’elle assure à ceux qui n’ont que le droit pour se défendre. La question foncière met cette exigence à l’épreuve. Une terre engage souvent le travail de toute une vie, la sécurité d’une famille et la possibilité de transmettre cela à ses héritiers. La manière dont nous organisons les droits touche à la dignité humaine et à la paix sociale”, a-t-il indiqué.

Bah Oury a, par ailleurs, salué les efforts déployés dans le cadre de l’élaboration de l’avant-projet du nouveau Code foncier et domanial. Il a rendu hommage au ministre de l’habitat et de l’aménagement du territoire ainsi qu’à l’ensemble des équipes et partenaires ayant contribué à ce processus.

“Le gouvernement inscrit cette réforme dans la vision de Son Excellence Monsieur le président de la République, Mamadi Doumbouya. Et bien entendu, dans son programme de gouvernement, à travers la vision Simandou 2040”, a-t-il affirmé.

Dans cette perspective, le Premier ministre estime que le développement économique doit aller de pair avec la justice sociale et une meilleure protection des droits des citoyens sur l’ensemble du territoire national.

“Notre responsabilité est de faire du développement une chance réelle pour chaque territoire et de veiller à ce que le progrès économique s’accompagne de justice sociale. Cette justice exige que les droits légitimes soient protégés avec la même rigueur, quels que soient les moyens ou l’influence de leur titulaire. Elle exige aussi des démarches accessibles et une administration qui examine chaque situation avec impartialité”, a fait savoir M. Bah.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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