Célébrée ce lundi 28 septembre, la Journée du drapeau national a été marquée par une intervention du Premier ministre Bah Oury devant les élèves du Prytanée militaire de Conakry. Il a évoqué la portée historique du référendum de 1958 et les enseignements à tirer de cette page de l’histoire pour préserver l’unité nationale.
Visiblement ému par la prestation des élèves du Prytanée, venus de différentes régions du pays, le chef du gouvernement a salué leur défilé, l’interprétation de l’hymne national ainsi que les différentes figures réalisées pour symboliser le drapeau et la carte de la Guinée.
‘’Les élèves du Prytanée de Conakry, c’est un immense plaisir d’être avec vous ce matin pour célébrer la journée du drapeau national. J’ai été particulièrement ému lorsque j’ai vu les enfants du Prytanée défiler, chanter l’hymne et également faire des arabesques pour symboliser le drapeau national, la géographie, la carte de la Guinée’’, a déclaré Bah Oury.
Le Premier ministre a rappelé que les élèves du Prytanée représentent, selon lui, la diversité du pays, puisqu’ils ‘’viennent de toutes les régions et sont issus de toutes les ethnies’’.
Revenant sur la date du 28 septembre 1958, le Premier ministre a insisté sur le caractère collectif du choix ayant conduit la Guinée à se prononcer contre le projet de Communauté française lors du référendum.
Selon lui, ‘’c’est dans l’unité de l’ensemble du peuple de Guinée que la déclaration de l’indépendance a été proclamée. Que ce soit le PDG-RDA, le BAG de Barry Diawadou, le DSG de Barry III, tous ont également dans l’unité opté pour le Non du référendum du 28 septembre 1958. Donc également là aussi, c’est dans un consensus politique général que la Guinée est allée à l’indépendance’’, a-t-il souligné.
Bah Oury estime que la portée historique du Non de la Guinée, le 28 septembre 1958, mérite toutefois d’être davantage étudiée et analysée. ‘’La signification de ce Non mérite jusqu’à présent d’être approfondie. Parce que très souvent, c’est dans les ambiguïtés créées après l’indépendance que la Guinée a connu des errements’’, a-t-il affirmé.
Le locataire du palais de la Colombe laisse entendre que cette réflexion historique peut permettre de mieux comprendre les enjeux actuels et les perspectives d’avenir du pays.
‘’Nous aurons l’occasion certainement d’y revenir avec l’aide de Dieu pour replacer ce qui est en train d’être fait par le général Mamadi Doumbouya dans une perspective historique lointaine qui rejoint les aspirations fondamentales du peuple du 28 septembre 1958. C’est cela la racine qui permet de comprendre aujourd’hui ce que nous sommes en train de faire et quelles sont les perspectives pour demain et après-demain pour la construction sur des bases solides d’une société fraternelle, unie, pour que la Guinée rejoigne les aspirations profondes de ce peuple du 28 septembre 1958’’, a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a encouragé les élèves du Prytanée militaire de Conakry à incarner l’espoir d’une Guinée rassemblée et forte.
‘’Chérissez le drapeau national qui est le symbole de notre unité et de notre diversité, de notre aspiration commune à avoir un pays stable, prospère et qui pourra jouer son rôle encore davantage dans le présent et dans le futur’’, a-t-il lancé.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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